Lutte

RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 19 août : Le lutteur Japonais Higuchi Rei face au Géorgien Vladimer Khinchegashvili lors de la finale masculine en 57kg à Rio 2016.
RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 19 août : Le lutteur Japonais Higuchi Rei face au Géorgien Vladimer Khinchegashvili lors de la finale masculine en 57kg à Rio 2016.

Considéré comme le « plus vieux sport du monde », l’objectif de la lutte est de mettre un adversaire au tapis à l'aide de projections et d'immobilisations, dans le but ultime de lui mettre les épaules à plat sur le tapis.

Une Minute, Un Sport : la lutte aux Jeux de Tokyo 2020 en images

Nous vous montrons les règles et les spécificités de la lutte en une minute. Que vous soyez familier avec la lutte ou que vous souhaitiez en savoir plus, « Une minute, Un sport » vous explique ce sport et comment il fonctionne.

Une Minute, Un Sport | Lutte
01:23

Présentation 

La lutte était une discipline des Jeux Olympiques de l'Antiquité en 708 av. J.-C. Le style gréco-romain de ce sport a été inclus dans les premiers Jeux de l'ère moderne à Athènes en 1896. Huit ans plus tard, la lutte libre a été introduite aux Jeux de Saint-Louis en 1904. La lutte libre féminine a rejoint le programme olympique à Athènes en 2004.  

L'essence des deux styles est la même : sans équipement et sans saisie de vêtements, deux athlètes essaient de mettre les deux épaules de leur adversaire sur le tapis. Les lutteurs de la lutte gréco-romaine n'utilisent que le haut du corps et les bras, tandis que les lutteurs de style libre peuvent utiliser n'importe quelle partie du corps. 

Le programme de la compétition aux Jeux de Rio en 2016 comprenait six catégories de poids pour la lutte gréco-romaine masculine, la lutte libre masculine et la lutte libre féminine. Pour toutes les épreuves, il existe un système d'élimination directe qui décide finalement des deux finalistes disputant le match pour la médaille d'or. Toutes les lutteuses et tous les lutteurs qui perdent contre l'un ou l'autre des finalistes vont en repêchage.

Programme

Libre 

  • 57 kg (Hommes) 
  • 65 kg (Hommes) 
  • 74 kg (Hommes) 
  • 86 kg (Hommes) 
  • 97 kg (Hommes) 
  • 125 kg (Hommes) 
  • 50 kg (Femmes) 
  • 53 kg (Femmes) 
  • 57 kg (Femmes) 
  • 62 kg (Femmes) 
  • 68 kg (Femmes) 
  • 76 kg (Femmes) 

Gréco-romaine 

  • 60 kg (Hommes) 
  • 67 kg (Hommes) 
  • 77 kg (Hommes) 
  • 87 kg (Hommes) 
  • 97 kg (Hommes) 
  • 130 kg (Hommes)

L'essence du sport

Puissance et technique pour obtenir un avantage

Disputés sur un tapis circulaire de neuf mètres de diamètre, les combats consistent en deux périodes de trois minutes avec un intervalle de 30 secondes. Pour gagner, un lutteur doit maintenir les deux épaules de son adversaire sur le tapis pendant une seconde, après quoi le match se termine. C'est ce qu'on appelle un « tombé ». 

Si aucun « tombé » n'est effectué, la décision est fondée sur les points attribués pour avoir mis l'adversaire en position désavantageuse. En lutte gréco-romaine, le match peut aussi se terminer lorsqu'il y a une différence de huit points. En lutte libre, une différence de dix points est requise pour arrêter un combat.  

Un, deux, quatre ou cinq points peuvent être attribués à un lutteur en fonction de ses actions. Par exemple, un point est accordé pour avoir déplacé l'adversaire à l'extérieur du tapis de 9 mètres ; deux points pour une mise au tapis ou pour avoir placé le dos de l'adversaire dans un angle de moins de 90 degrés ou plus ; quatre points pour avoir projeté un adversaire debout ; et cinq points pour avoir soulevé et projeté un adversaire avec une grande amplitude.  

La lutte gréco-romaine implique beaucoup de techniques dynamiques, telles que les projections utilisant le haut du corps, et elle est fascinante pour sa puissance brute. La lutte libre est basée sur le déséquilibrage d'un adversaire par des attaques aux jambes, des projections et des techniques défensives.  

Avec autant d'options de marquage disponibles pour les lutteurs, les combats restent souvent indécis jusque dans les dernières secondes, avec des lutteurs qui tentent souvent des attaques rapides et des projections spectaculaires jusqu'au coup de sifflet final.

RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 19 août : L'Américain Daniel Paul Dennis en combat contre le Biulgare Vladimir Vladimirov Dubov en lutte libre 57kg à Rio de Janeiro.
RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 19 août : L'Américain Daniel Paul Dennis en combat contre le Biulgare Vladimir Vladimirov Dubov en lutte libre 57kg à Rio de Janeiro.
2016 Getty Images. (Photo by Alex Livesey/Getty Images)

En attendant Tokyo 2020...

Des rivalités de longue date, une quête historique et des héros locaux mettront en lumière la lutte aux Jeux de Tokyo en 2020. 

Aux Jeux de Tokyo en 2020, 96 hommes dans chaque style et 96 femmes participeront aux compétitions de lutte.  

La Fédération de Russie (ex-URSS) a remporté le plus grand nombre de médailles au classement général, suivie par des nations fortes comme les États-Unis, le Japon, la Géorgie et la Turquie. 

En lutte libre, les stars de ce sport sont originaires de Russie, d'Iran et des États-Unis. La superstar Abdulrashid « le tank russe » Sadulaev sera la tête d'affiche des Jeux de Tokyo 2020 en tant que médaillé d'or olympique en titre qui cherchera à remporter son premier titre dans la catégorie des 97 kg. Son rival le plus dangereux sera le champion olympique en titre des 97 kg, Kyle Snyder (É.-U.). Les deux lutteurs se sont affrontés deux fois en trois ans, chacun l'emportant une fois. L'Iranien Hassan Yazdanicharati viendra également à Tokyo en tant que champion olympique 2016, après sa victoire dans la catégorie des 74 kg. Maintenant à 86 kg, il espère défendre son titre de champion du monde 2019 contre un groupe de concurrents de haut niveau.  

Il n'y a pas de score par équipe en lutte aux Jeux Olympiques, mais s'il y en avait, Cuba aurait pu remporter le titre en lutte gréco-romaine aux Jeux Olympiques de 2016. Emmené par le légendaire triple champion olympique Mijaín López (130 kg) et le champion du monde en titre de 60 kg, Ismael Borrero, Cuba aura l'occasion de répéter sa performance de Rio à Tokyo. 

Le Japon est la nation de lutte féminine la plus forte au monde en ayant remporté 11 des 18 médailles d'or possibles en quatre Jeux olympiques. Bien qu'elle ne concoure pas à Tokyo, la lutteuse Kaori Icho, membre du panthéon des lutteuses, a remporté une quatrième médaille d'or olympique, un record, aux Jeux de Rio en 2016, ce qui relève, pour le Japon, la barre du succès à un niveau encore plus élevé. La nouvelle génération de lutteuses japonaises sera menée par les championnes olympiques en titre Risako Kawai et Sara Dosho, ce qui donnera aux supporters locaux de quoi se réjouir dans le Makuhari Messe.

Le saviez-vous ?

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