Haltérophilie

RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 15 août : L'Allemand Jurgen Spiess en compétition d'haltérophilie des plus de 105 kilos à Rio 2016.
RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 15 août : L'Allemand Jurgen Spiess en compétition d'haltérophilie des plus de 105 kilos à Rio 2016.

Le but de l'haltérophilie est simple : soulever plus lourd que quiconque. Le résultat est un pur spectacle sportif très apprécié des spectateurs.

Une Minute, Un Sport : l'haltérophilie de Tokyo 2020 en images

Nous vous montrons les règles et les spécificités du l'haltérophilie en une minute. Que vous soyez familier avec l'haltérophilie ou que vous souhaitiez en savoir plus, « Une minute, Un sport » vous explique ce sport et comment il fonctionne.

Une Minute, Un Sport | Haltérophilie
01:19

Présentation

Le précurseur de l'haltérophilie était le soulèvement de pierres lourdes dans les concours de force qui étaient pratiqués dans l’ensemble du monde antique. L'haltérophilie, en tant que sport structuré, a également une longue histoire et a été inscrite dans le programme des tout premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896. 

Les épreuves d'Athènes en 1896 et de Saint-Louis en 1904 utilisaient des techniques différentes de celles d'aujourd'hui tandis que tous les haltérophiles participaient aux mêmes épreuves, quel que soit leur poids corporel. Les athlètes ont été séparés par catégorie de poids corporel pour la première fois à Anvers en 1920. Les deux techniques de levée, l'arraché et l'épaulé-jeté, ont-elles été normalisées à Montréal en 1976. Les épreuves féminines ont été incluses pour la première fois aux Jeux de Sydney en 2000. 

Dans l'arraché, la barre est soulevée depuis le sol jusqu’au-dessus de la tête en un seul mouvement. En revanche, l'épaulé-jeté est une action en deux étapes - la barre est d'abord amenée à la poitrine et posée sur l'avant des épaules, avant d'être projetée au-dessus de la tête. 

Les athlètes participent à la compétition en exécutant trois fois chacune de ces levées et en additionnant le poids des levés les plus élevées dans chacune d'entre elles.

Programme

Hommes

  • 61 kg
  • 67 kg
  • 73 kg
  • 81 kg
  • 96 kg
  • 109 kg
  • +109 kg

Femmes

  • 49 kg
  • 55 kg
  • 59 kg
  • 64 kg
  • 76 kg
  • 87 kg
  • +87 kg
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 6 août 2016 :  La Japonaise Miyake Hiromi lors des épreuves d'haltérophilie en plus de 48 kg à Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 6 août 2016 : La Japonaise Miyake Hiromi lors des épreuves d'haltérophilie en plus de 48 kg à Rio 2016.

L'essence du sport

La force du corps et de l'esprit 

L'haltérophilie peut sembler être un sport simple mais elle exige un contrôle physique et mental suprême. Soulever plus de deux fois son poids corporel du sol jusqu'au-dessus de la tête ne consiste pas seulement à mobiliser tous les muscles du corps. Pour réaliser cet exploit de puissance explosive, il faut une concentration absolue, une excellente technique et un esprit combatif. 

Les athlètes doivent tenter une levée dans la minute qui suit l'appel de leur nom. Cette durée est portée à deux minutes lorsque des levées successives doivent être tentées. La nécessité de préparer le corps et l'esprit en si peu de temps peut mettre à l'épreuve le rythme de l'athlète et sa capacité à rester calme et énergique. 

Dans l'arraché, la barre est soulevée d'un seul mouvement continu et l’haltérophile reste immobile, les bras et les jambes tendus, les pieds en ligne. Dans l'épaulé-jeté, l'haltérophile soulève d'abord la barre au niveau de la poitrine (épaulé), puis il tend les bras et les jambes, avec les pieds une fois de plus en ligne (jeté). Lorsque la barre est soulevée, les coudes ne doivent pas être pliés et il ne doit pas y avoir de déséquilibre dans l'extension des bras. 

Si la barre est lâchée avant le signal pour le faire, la levée est considérée comme un échec. Les juges pénaliseront également les techniques illicites ou incorrectes, le fait de ne pas commencer une levée dans le temps imparti ou le fait de toucher la plate-forme avec une partie du corps autre que la plante des pieds. 

Chaque haltérophile a droit à trois tentatives d'arraché et à trois tentatives d'épaulé-jeté. Leurs meilleures levées dans chaque style sont combinées pour déterminer leur résultat global (le total). Si un athlète ne réussit pas à faire une levée valide lors de l'une de ses trois tentatives dans l'arraché, il est éliminé de la compétition et il ne peut pas passer à l'épaulé-jeté. 

En cas d'égalité, l'athlète qui a atteint ce poids total le premier est le vainqueur.

En attendant Tokyo 2020...

Soulever pour le podium

Il y avait huit catégories de poids pour les hommes et sept pour les femmes aux Jeux de Rio, en 2016. Le 1er novembre 2018, l'IWF a introduit 10 nouvelles catégories de poids corporel pour les hommes et les femmes, et à Tokyo, en 2020, chaque sexe concourra dans sept de ces dix catégories. 

Tout au long de l'histoire olympique, la République populaire de Chine et l'ex-Union soviétique ont obtenu le plus de succès en haltérophilie. Les haltérophiles chinois ont remporté quatre médailles d'or consécutives dans la catégorie masculine des 69 kilos, d’Athènes en 2004 à Rio en 2016, tandis que les Chinoises ont remporté l'or dans 14 des 35 épreuves depuis les Jeux de Sydney, en 2000. 

Les athlètes d'autres pays asiatiques, ainsi que ceux d'Europe, sont historiquement des concurrents sérieux. Aux Jeux de Rio en 2016, Lasha Talakhadze (Géorgie), tout juste âgé de 22 ans, a réalisé un arraché de 215 kg et un épaulé-jeté de 258 kg dans la catégorie des hommes les plus lourds (105 kg) pour remporter la médaille d'or avec un total de 473 kg, soit un nouveau record du monde.

Chez les femmes, l'Espagnole Lidia Valentin Perez a collectionné les médailles olympiques dans la catégorie des femmes de 75 kg (Beijing 2008 : argent, Londres 2012 : or, Rio 2016 : bronze) et elle espère en gagner une autre à Tokyo, en 2020.

Le saviez-vous ?

Données non disponibles