RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 20 AOÛT : Le Britannique Liam Heath remporte la médaille d'or de la finale du Kayak Monoplace (K-1) 200m masculin le 15e jour des Jeux olympiques de Rio 2016 au stade de Lagoa, le 20 août 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil.  (Photo par Ryan Pierse/Getty Images)
RIO DE JANEIRO, BRÉSIL - 20 AOÛT : Le Britannique Liam Heath remporte la médaille d'or de la finale du Kayak Monoplace (K-1) 200m masculin le 15e jour des Jeux olympiques de Rio 2016 au stade de Lagoa, le 20 août 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. (Photo par Ryan Pierse/Getty Images)

La vitesse et la puissance sont les maîtres mots du canoë sprint, mais la tactique et la technique sont également indispensables pour glaner la victoire.

Présentation

Pendant des milliers d’années, le canoë se pratiquait dans les rivières, les lacs et les mers. Moyen de transport et outil de chasse, il avait un rôle essentiel dans la vie quotidienne des êtres-humains.

C’est grâce aux écrits de l’explorateur et avocat écossais John MacGregor que les origines de l’utilisation du canoë dans le cadre du sport ont été découvertes. Elles remontent au milieu du XIXe siècle en Grande-Bretagne. John MacGregor a non seulement joué un rôle essentiel dans le développement du canoé en tant que sport, mais également dans sa popularisation.

La première compétition de canoë a eu lieu en 1867 sur la Tamise à Londres. Il a fallu attendre 1924 pour que la première entité officielle de canoë voit le jour, avec la Internationale Repräsentantenschaft Kanusport (IRK) créée à Copenhague au Danemark. C’est ensuite devenu la Fédération Internationale de Canoë (ICF) en 1946.

Le canoë est apparu aux Jeux Olympiques pour la première fois en 1924 à Paris en tant que sport de démonstration. C’est devenu un sport olympique officiel aux Jeux de Berlin 1936 avec neuf compétitions masculines allant du 1000 m au 10 000 m. La première compétition féminine a été ajoutée aux Jeux Olympiques de Londres 1948 avec le canoë-kayak. Les longues distances comme le 10 000 m ne font en revanche plus partie du programme olympique, la plus longue distance étant de 1 000 m.

Une Minute, Un Sport | Canoë
01:23

Programme

  • Kayak Monoplace (K-1) 200 m (Hommes/Femmes) 
  • Kayak Monoplace (K-1) 1 000 m (Hommes) 
  • Kayak Monoplace (K-1) 500 m (Femmes) 
  • Kayak Biplace (K-2) 1 000 m (Hommes) 
  • Kayak Biplace (K-2) 500 m (Femmes) 
  • Kayak à quatre (K-4) 500 m (Hommes / Femmes) 
  • Canoë Monoplace (C-1) 1 000 m (Hommes) 
  • Canoë Monoplace (C-1) 200 m (Femmes) 
  • Canoë Biplace (C-2) 1 000 m (Hommes) 
  • Canoë Biplace (C-2) 500 m (Femmes)

L'essence du sport

Le sprint démarre avec une explosion de puissance et la bataille termine une fois la ligne d’arrivée franchie

Deux types d’embarcations existent en sprint, appelé également course en ligne : le canoë (C) et le kayak (K). En canoë, les céistes ont un genou posé dans le bateau et utilisent une pagaie simple alors qu’en kayak, ils sont en position assise et utilisent une pagaie double. Les kayaks sont dotés d’un gouvernail contrôlé avec les pieds. Les céistes doivent en revanche se diriger avec leur pagaie car leur embarcation est dépourvue de gouvernail.  

Au départ de la course, les embarcations sont alignées sur un plan d’eau de 9 m de large, et s’élancent dès que le signal retentit. Les huit premiers bateaux des demi-finales sont qualifiés pour la finale A, et les embarcations figurant de la 9e à la 16e place se retrouvent dans la finale B. 

Le moment le plus spectaculaire de la course en ligne est le départ. Les embarcations passent de la position statique à leur vitesse maximale en l’espace de quelques secondes. La plus courte distance est de 200 m et se termine en 30 secondes environ.  

Le 500 m et le 1 000 m requièrent une stratégie plus fine. Les concurrents doivent gérer leur vitesse en fonction de leurs adversaires, jusqu’au sprint final où la bataille est très disputée. C’est en revanche la synchronisation qui est décisive sur les épreuves biplaces et à quatre.

En attendant Tokyo 2020...

Les Européens dominent encore la discipline, mais les écarts se réduisent

Aux Jeux Olympiques de Rio 2016, trois des quatre épreuves féminines ont été remportées par la Hongrie, et l’Allemagne a glané trois médailles d’or sur six épreuves. L’Ukraine, l’Angleterre et l’Espagne se sont partagé le reste des épreuves.  

Les Européens ont toujours été les maîtres de la discipline mais ces dernières années, la Chine, le Brésil et la Nouvelle-Zélande remettent en question cette hégémonie. Lors des Championnats du monde 2019 de course en ligne, le Brésil a remporté le 1 000 m en canoë monoplace chez les hommes, et la Chine s’est emparée du 1000 m en biplace. Sur la compétition féminine, la Nouvelle-Zélande a remporté le K-1 200 m et 500 m, la Chine a dominé le C-2 500 m et les États-Unis ont gagné le C-1 200 m.  

Les deux dernières épreuves olympiques du 100 m en kayak monoplace ont été remportées par l’Angleterre, avec Ed McKeever aux Jeux de Londres 2012 et Liam Health à Rio 2016. Liam Health a également été couronné aux Championnats du monde 2019, et sera logiquement le favori à Tokyo 2020. 

L’Allemand Sebastian Brendel est double tenant du titre en 1 000 m monoplace (Londres 2012 et Rio 2016). Avec 28 victoires internationales, il est le céiste le plus titré de l’histoire et sera encore favori à Tokyo.  

Les deux dernières épreuves olympiques de 100 m en kayak monoplace féminin ont été dominé par la Néozélandaise Lisa Carrington, qui est également invaincue depuis 2011 en Championnats du monde.  

L’étoile montante du 200 m en canoë monoplace féminin se nomme Nevin Harrison. La jeune américaine de 17 ans a remporté la médaille d’or lors des Championnats du monde 2019 et sera l’une des prétendantes au titre à Tokyo.

Le saviez-vous ?