La star canadienne du basket-ball en fauteuil roulant Cindy Ouellet vise le podium à Tokyo

La Canadienne Cindy Ouellet lors des quarts de finale dee basketball en fauteuil roulant des Jeux Paralympiques de Londres 2012.
La Canadienne Cindy Ouellet lors des quarts de finale dee basketball en fauteuil roulant des Jeux Paralympiques de Londres 2012.

L’équipe féminine espère décrocher sa première médaille paralympique depuis 2004.

Malgré une carrière exceptionnelle, l’une des stars de l’équipe canadienne féminine de basket-ball en fauteuil roulant espère accomplir à Tokyo quelque chose qui lui a échappé jusqu’à présent : gagner une médaille paralympique.

Cindy Ouellet, aujourd’hui âgée de 31 ans, a passé son enfance à admirer les basketteuses canadiennes qui l’ont précédées.

Entre1992 et 2000, le Canada régnait en maître sur le monde du basket-ball en fauteuil roulant féminin. Il est notamment devenu le premier et le seul pays à avoir remporté trois médailles d’or paralympiques consécutives.

Mais l’équipe du Canada n’est pas remontée sur le podium depuis sa médaille de bronze en 2004.

« C’est vrai que le Canada a été très bon au basket-ball en fauteuil roulant par le passé. Donc ça serait super de marquer une nouvelle fois l’histoire, et que le Canada soit fier que sa nouvelle équipe ait pu remonter sur le podium », déclare Ouellet.

Parmi les favorites

L’équipe espère faire mieux que sa cinquième place aux Jeux de Rio 2016, après une défaite déchirante en quarts de finale.

Remporter une médaille d’or aux Jeux para-panaméricains de Lima 2019 a permis au Canada de s’assurer la qualification pour Tokyo. 

« Cette fois-ci, notre équipe est vraiment prête. Nous avons de nouvelles joueuses. Nous avons de la rapidité et de la hauteur. »

Le Canada a prévu de rassembler toute l’équipe pendant les quatre mois qui précéderont Tokyo. Ouellet pense que cela pourrait faire toute la différence.

« Il est très probable que l’équipe qui gagnera sera celle qui aura fait preuve de la meilleure cohésion. Toutes les athlètes et toutes les équipes sont en excellente forme, donc ce n’est pas une histoire de condition physique. C’est une histoire de mental et de cohésion d’équipe. »

Ouellet pense qu’une poignée de pays vont se disputer le podium à Tokyo : l’équipe des Pays-Bas, actuelles championnes du monde, l’Allemagne, les États-Unis, qui défendront leur titre paralympique, mais aussi la République populaire de Chine et la Grande-Bretagne, deux équipes très fortes.

Elle pense également que le Canada fait partie de cette liste.

Cette fois-ci, notre équipe est vraiment prête. Nous avons de nouvelles joueuses. Nous avons de la rapidité et de la hauteur.

Volonté d’exceller

Ouellet pense qu’elle n’exploite pas encore pleinement tout son potentiel. Cette athlète polyvalente a participé à l’épreuve de ski de fond aux Jeux Paralympiques de PyeongChang 2018.

« Je regarde des vidéos. Je regarde d’autres joueuses meilleures que moi. Je veux simplement être la meilleure. »

Ouellet, qui a pratiqué de nombreux sports pour personnes valides quand elle était enfant, a diagnostiquée d’un cancer des os alors qu’elle n’avait que 12 ans. Cette épreuve a été difficile pour elle de bien des façons.

« La première fois que je suis retournée au lycée après la maladie, je n’avais pas de cheveux parce que je venais à peine de sortir de chimiothérapie. J’étais très maigre étaient les autres se moquaient de moi. J’avais des béquilles, alors ils mettaient des coups de pied dedans. Je me disais : “pourquoi encore moi ? J’ai déjà eu un cancer. Pourquoi je me fais harceler maintenant ?” »

Elle dit que le sport lui a littéralement sauvé la vie. C’est pour cela qu’elle s’y consacre pleinement.

Ouellet fait aussi partie des rares athlètes paralympiques à ouvertement assumer son homosexualité.

« J’aimerais que l’on arrive à enseigner assez tôt aux jeunes enfants dans les écoles qu’il n’y a aucun problème à être lesbienne, queer, homosexuel, ou peu importe. Personne ne devrait être jugé. »

Ouellet espère faire une performance sur le terrain qui laissera une marque à Tokyo.

« J’aimerais vraiment que notre équipe soit celle qui rapporte la première médaille paralympique au Canada après tant d’années. »

Par Paralympic.org