Donner le maximum pour être le plus rapide, une seule fraction de seconde suffit. Les athlètes exploitent leur propre potentiel pour ne faire qu’un avec leur prothèse ou leur guide.

Une Minute, Un Sport | Athlétisme Handisport Piste
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Présentation 

Les premières compétitions de para athlétisme ont été organisées en 1952. Plusieurs athlètes atteints des lésions à la moelle épinière ont participé à l’épreuve de javelot des Jeux de Stoke Mandeville, organisés pour des vétérans blessés pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1960 à Rome, la compétition para athlétique comptait 31 athlètes (21 hommes et 10 femmes) de 10 pays dans 25 épreuves médaillées.  

Le para athlétisme diffère considérablement de l’athlétisme aux Jeux Olympiques car les athlètes sont placés dans des catégories de compétitions, appelées classes, en fonction de l’influence de leur handicap sur leurs performances sportives.  

Les épreuves sur piste peuvent inclure les courses de courte, moyenne et longue distance ainsi que les relais (4 x 100 m et 4 x 400 m) mais ne sont pas fixes. En effet, elles sont déterminées compétition par compétition en fonction de certains facteurs tels que le nombre d’athlètes participant. 

Les athlètes repoussent leurs limites en s’efforçant de gagner ne serait-ce qu’une fraction de seconde sur leur record personnel.

Plus d’informations sur les classifications en para athlétisme

Programme

  • 100 m T11 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T12 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T13 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T33 (Hommes)
  • 100 m T34 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T35 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T36 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T37 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T38 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T47 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T51 (Hommes)
  • 100 m T52 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T53 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T54 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T63 (Hommes/Femmes)
  • 100 m T64 (hommes/Femmes)
  • 200 m T11 (Femmes)
  • 200 m T12 (Femmes)
  • 200 m T35 (Hommes/Femmes)
  • 200 m T36 (Femmes)
  • 200 m T37 (Hommes/Femmes)
  • 200 m T47 (Femmes)
  • 200 m T51 (Hommes)
  • 200 m T61 (Hommes)
  • 200 m T64 (Hommes/Femmes)
  • 400m T11 (Hommes/Femmes)
  • 400m T12 (Hommes/Femmes)
  • 400m T13 (Hommes/Femmes)
  • 400m T20 (Hommes/Femmes)
  • 400m T36 (Hommes)
  • 400m T37 (Hommes/Femmes)
  • 400m T38 (Hommes/Femmes)
  • 400m T47 (Hommes/Femmes)
  • 400m T52 (Hommes)
  • 400m T53 (Hommes/Femmes)
  • 400m T54 (Hommes/Femmes)
  • 400m T62 (Hommes)
  • 800m T34 (Hommes/Femmes)
  • 800m T53 (Hommes/Femmes)
  • 800m T54 (hommes/Femmes)
  • 1500m T11 (Hommes/Femmes)
  • 1500m T13 (Hommes/Femmes)
  • 1500m T20 (Hommes/Femmes)
  • 1500m T38 (Hommes)
  • 1500m T46 (Hommes)
  • 1500m T52 (Hommes)
  • 1500m T54 (Hommes/Femmes)
  • 5000m T11 (Hommes)
  • 5000m T13 (Hommes)
  • 5000m T54 (Hommes/Femmes)
  • 4 x 100 m relais (Mixte)
  • 4 x 100 m relais universel (Mixte)

L'essence du sport

Trente médaillés d’or dans une course de 100 m ? La compétition se divise en catégories.

La répartition des athlètes en catégories et classes est effectuée pour garantir une compétition aussi équitable que possible. Chaque classe de sport est basée sur l’évaluation de l’athlète par une commission médicale. Elle possède des qualifications d’experts leur permettant d’évaluer les fonctions motrices et spécifiques de chaque sport. Les classes de sports sur piste sont exprimées par la lettre T suivie d’un nombre à deux chiffres. Les dizaines indiquent le type de handicap tandis que les unités expriment le degré du handicap, les valeurs les plus basses indiquant les handicaps les plus sévères.

Les règles des épreuves sont basées sur celles des Championnats du monde d’athlétisme, avec quelques modifications qui reflètent la nature des handicaps des compétiteurs et les caractéristiques de l’épreuve en question. Par exemple, tous les athlètes de la classe T11 (handicap visuel total) et certains athlètes de la classe T12 (faible vision) courent accompagnés d’un guide qui sert de substitut aux yeux du coureur en lui fournissant une orientation visuelle, et sont reliés ensemble par une cordelette. Les athlètes de la classe T11 courent avec un guide et les compétiteurs de la classe T12 peuvent choisir s'ils courent avec un guide ou seuls.

Les guides communiquent verbalement avec les athlètes pour leur indiquer les informations à propos de la course, des temps et de l’environnement, avec comme priorité la sécurité de l’athlète. Diriger le coureur ou passer la ligne d’arrivée avant celui-ci entraîne une disqualification.

Dans les classes 60, les athlètes peuvent utiliser une prothèse conçue pour une utilisation en compétition. De remarquables progrès dans la recherche et le développement ont été réalisés ces dernières années. En particulier pour ce qui concerne les matériaux et les formes des prothèses de jambes. Les athlètes peuvent les ajuster en fonction de leur propre handicap tant qu’ils respectent les règles. Cependant, de telles prothèses sont extrêmement rigides et les athlètes doivent développer une force musculaire suffisante et des techniques spécifiques pour leur permettre de supporter la force de rebond transmise à leur organisme pour l'utiliser à bon escient. Ces paramètres peuvent faire la différence entre les athlètes qui utilisent le même modèle de prothèses.

Les classes de fauteuils roulants utilisent des fauteuils spéciaux conçus pour les courses rapides. Le fauteuil doit avoir au minimum trois roues, mais il ne peut pas comporter de pare vent, de vitesses ou autre équipement, et il doit être actionné uniquement au moyen de la force de la partie supérieure du corps de l’athlète. Des pièces peuvent être personnalisées pour s'adapter au handicap de l’athlète tant qu’elles respectent les règles.

Les caractéristiques des fauteuils roulants, notamment en ce qui concerne le poids, s’améliorent d’année en année. Mais il est essentiel pour les compétiteurs de personnaliser certaines parties du fauteuil telles que la hauteur du siège et la taille des pièces utilisées pour actionner les roues. Le processus de réglage des diverses pièces — souvent au millimètre près — constitue l’une des composantes principales de l’amélioration des résultats et nécessite une multitude de tests. Cela permet aux coureurs d’optimiser le transfert de leur force vers les roues et de définir la meilleure position ou les meilleurs réglages possibles.

Bien qu’il y ait moins d’épreuves que pour les Jeux Olympiques, les épreuves sur piste de para athlétisme comportent un grand nombre de finales car elles sont organisées par classes. Le 100 m des Jeux de Rio 2016 en est un parfait exemple : il comptait 16 finales pour les hommes et 14 pour les femmes, avec un total de 30 médailles d’or distribuées.

En attendant Tokyo 2020

Avec l’amélioration de la compétitivité d’année en année, jusqu’où peut aller le potentiel humain ?

Le nombre de pays et d’athlètes engagés en compétition augmente au même rythme que celui des Jeux Paralympiques, ce qui mène à de rapides améliorations à la fois au niveau des compétitions et des records. Soixante-dix records ont été battus en athlétisme aux Jeux de Rio 2016.

La Chine a fait preuve d'une puissance écrasante lors des épreuves sur piste ces dernières années. À Rio 2016, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont pris la seconde et la troisième place au classement des médailles. D’autres pays ont cependant réussi des performances notables, comme le Brésil qui a été performant sur les épreuves de courte distance ou la Thaïlande, qui a beaucoup progressé dans les classes de fauteuil roulant. Le Kenya a également été un sérieux concurrent dans les courses de moyenne et longue distance.

De nombreux athlètes participent à des compétitions sur de multiples distances. Par exemple, Tatyana McFadden (USA), athlète féminine en classe T54, a gagné quatre médailles d’or et deux en argent dans cinq épreuves sur piste en fauteuil roulant (100 m, 400 m, 800 m, 1 500 m et 5 000 m) ainsi que le marathon lors des Jeux de Rio 2016. Marcel Hug (Suisse), athlète masculin en classe T54, a gagné à la fois le 800 m et le marathon.

La qualité des fauteuils s’améliore constamment, il est donc important que chaque athlète puisse profiter de ces innovations pour exploiter 100 % de ses performances et que les records soient battus.

Concernant les épreuves sur piste pour les athlètes atteints de déficience visuelle, deux couloirs sont alloués pour chaque participant car tous les coureurs de classe T11 et certains de classe T12 sont accompagnés d’un guide. Seulement quatre athlètes pourront donc se qualifier pour la finale (la piste comprend huit couloirs), où trois médailles seront distribuées. Les guides doivent également être très entraînés et connaitre parfaitement leur athlète, surtout sur les épreuves de courte distance, car leur capacité à maintenir le rythme parfait est l'un des facteurs les plus importants pour remporter la victoire.

La classe T20 est l’unique catégorie dédiée aux sportifs atteints de déficience intellectuelle. Les athlètes y sont différenciés en fonction de leur type de déficience. Les règles pour chaque épreuve sont quasiment les mêmes que celles des épreuves olympiques correspondantes, et les athlètes s’opposent dans des compétitions différentes. Il est très important pour ces athlètes d’apprendre à maîtriser son rythme et d’adopter des stratégies différentes en fonction des concurrents. Pour appliquer ces tactiques, il faut les répéter de nombreuses fois à l’entraînement. Ces dernières années, les athlètes de la classe T20 ont accompli de grands progrès et de nombreux records ont été battus.

La participation de nouveaux athlètes est en augmentation dans toutes les classes et il y a fort à parier que de nouvelles stars naîtront dans l’élan de Tokyo 2020.

Le saviez-vous ?