Plus haut, plus loin. Les athlètes s’efforcent de devenir les meilleurs avec leur propre style.

Une Minute, Un Sport : les concours aux Jeux de Tokyo 2020 en images

Nous vous montrons les règles et les spécificités du concours de para athlétisme en une minute. Que vous soyez familier avec le concours ou que vous souhaitiez en savoir plus, « Une minute, Un sport » vous explique ce sport et comment il fonctionne.

Une Minute, Un Sport | Athlétisme Handisport
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Présentation

La répartition des athlètes entre différentes catégories est l’une des principales caractéristiques du para athlétisme. Afin de garantir une compétition aussi équitable que possible pour des athlètes avec une grande variété de handicaps, ils sont placés dans des catégories, appelées “classes”, établies en fonction de l'influence de leur déficience sur leurs performances sportives.

Les compétitions sont organisées soit par classe soit par combinaisons de classes de sport qui englobent des athlètes de nature et de niveau de handicap similaires.

Les épreuves de saut comprennent le saut en hauteur et le saut en longueur tandis que les épreuves de lancer incluent le lancer du poids, le lancer du javelot, le lancer du disque ainsi que le lancer de massue, une épreuve spécifique au para athlétisme. On détermine quelles épreuves seront organisées et quelles classes y figureront compétition par compétition.

Les règles sont en général les mêmes que pour les Championnats du monde d’athlétisme avec quelques changements en fonction de la classe de handicap. Les athlètes repoussent leurs limites en sautant ou lançant un centimètre plus haut ou plus loin tout en essayant de compenser leur handicap.

Plus d’informations sur les catégories en para athlétisme

Programme

  • Saut en longueur T11 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T12 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T13 (Hommes) 
  • Saut en longueur T20 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T36 (Hommes) 
  • Saut en longueur T37 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T38 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T47 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T63 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en longueur T64 (Hommes/Femmes) 
  • Saut en hauteur T47 (Hommes) 
  • Saut en hauteur T63 (Hommes) 
  • Saut en hauteur T64 (Hommes) 
  • Lancer de quille F32 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer de quille F51 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du disque F11 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du disque F37 (Hommes) 
  • Lancer du disque F38 (Femmes) 
  • Lancer du disque F41 (Femmes) 
  • Lancer du disque F52 (Hommes) 
  • Lancer du disque F53 (Femmes) 
  • Lancer du disque F55 (Femmes) 
  • Lancer du disque F56 (Hommes) 
  • Lancer du disque F57 (Femmes) 
  • Lancer du disque F64 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du javelot F13 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du javelot F34 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du javelot F38 (Hommes) 
  • Lancer du javelot F41 (Hommes) 
  • Lancer du javelot F46 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du javelot F54 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du javelot F56 (Femmes) 
  • Lancer du javelot F57 (Hommes) 
  • Lancer du javelot F64 (Hommes) 
  • Lancer du poids F11 (Hommes) 
  • Lancer du poids F12 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F20 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F32 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F33 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F34 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F35 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F36 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F37 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F40 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F41 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F46 (Hommes) 
  • Lancer du poids F53 (Hommes) 
  • Lancer du poids F54 (Femmes) 
  • Lancer du poids F55 (Hommes) 
  • Lancer du poids F57 (Hommes/Femmes) 
  • Lancer du poids F63 (Hommes)

L'essence du sport

Travailler avec du bon matériel et des assistants est un facteur clé d'une compétition réussie

Saut

Une large variété de catégories sont proposées lors des épreuves de saut, mais elles peuvent changer à chaque compétition. Les classes de handicap sont exprimées par la lettre T suivie d’un nombre à deux chiffres qui indique le type et le degré du handicap. Les athlètes avec un handicap visuel (T11/12) peuvent participer aux compétitions à l’aide d'un assistant qui leur fournit une orientation acoustique. Les athlètes peuvent être accompagnés d’une personne qui les guide jusqu’au point de départ ou la zone de compétition et les oriente oralement vers la direction dans laquelle ils doivent courir.

Les athlètes peuvent également être accompagnés par un assistant qui leur fournit des informations telles que la direction dans laquelle ils doivent courir ou l’emplacement du point de lancer pendant la compétition en frappant des mains ou par des indices vocaux. Dans la classe T11, ces deux rôles sont assurés par une ou deux personnes. Les compétiteurs sont libres de déterminer la méthode utilisée pour leur fournir des indices vocaux et l’emplacement où se trouve leur assistant tant que leur choix est conforme aux règles et n’interfère pas avec la compétition. Le saut en longueur se distingue par son utilisation d'une zone d'appel plutôt qu’une planche d'appel.

Seuls les athlètes T11 (handicap visuel total, etc.) doivent porter un masque oculaire afin de garantir l’équité malgré les différences d’acuité visuelle. Par conséquent, ils participent aux compétitions dans le noir complet et doivent dépendre uniquement de la voix de leur appelant. Ils courent le plus droit possible le long de la piste de saut dans la direction de la voix puis sautent lorsqu’ils estiment être dans la zone d’appel. L'acquisition d’une certaine confiance pendant les sessions d’entraînement est essentielle afin d’être capable de surmonter la peur. Il est intéressant de comparer les différentes méthodes utilisées par les appelants : taper des mains en continu ou compter à haute voix en synchronisation avec les foulées de l’athlète sont différents exemples.

Les athlètes pour lesquels il manque un membre utilisent généralement une prothèse de bras ou de jambe afin de conserver leur équilibre pendant la compétition. Cependant, les épreuves de saut diffèrent car les compétiteurs ne sont pas obligés d'utiliser une prothèse et peuvent se déplacer sur une seule jambe s’ils le souhaitent. Les athlètes recherchent la méthode qui leur permet de maximiser leur chance.

Lancer

Toutes les catégories peuvent concourir dans les épreuves de lancer. Les classes sont exprimées par la lettre F suivie d’un nombre à deux chiffres qui indique le type et l’étendue du handicap. Les athlètes de classe F11 et F12 avec un handicap visuel ont un accompagnateur et un assistant. Une seule personne peut également assurer les deux rôles. Comme lors des épreuves de saut, les athlètes sont guidés jusqu’au cercle de lancer et sont ensuite orientés en frappant des mains ou par des indices vocaux.

Les athlètes de classe fauteuil roulant peuvent également participer aux compétitions. Ils utilisent une chaise de lancer qui sécurise leur corps à l’aide d'une ceinture. Le but est que leurs jambes et leur hanche ne bougent pas pour leur permettre d’exécuter un mouvement de lancer stable. Ils effectuent leur lancer assis, en utilisant uniquement la force de la partie supérieure de leur corps, sans course d’élan. Les athlètes peuvent utiliser leur propre chaise de lancer si elle est conforme au standards établis par le règlement.

Il existe également une épreuve de lancer spécifique au para athlétisme appelée lancer de massue. Cette épreuve est destinée aux athlètes en fauteuil roulant avec des handicaps particulièrement lourds ou à ceux qui éprouvent des difficultés à bouger leurs bras. Il s’agit de lancer une massue en forme de quille de bowling d’environ 40 cm de long et d’un poids de 397 g le plus loin possible. Il n’y a pas de contrainte sur la méthode de lancer et les athlètes peuvent même lancer de dos ou de côté s’ils le souhaitent.

Les athlètes avec un handicap intellectuel peuvent participer à des épreuves paralympiques dans les classes T20 ou F20, avec des limitations particulières pour les épreuves de course à pied (TaR), de saut en longueur (HozJ) et/ou de lancer du poids (SHO).

Photo by Atsushi Tomura/Getty Images for Tokyo 2020

En attendant Tokyo 2020

Certains athlètes paralympiques rivalisent avec les valides

L’utilisation d’un matériel spécialement conçu pour chaque classe de handicap et le travail de synchronisation avec les assistants et les guides sont sans doute les aspects les plus fascinants du sport paralympique. La progression des méthodes d’entraînement et l’évolution des performances des guides expliquent également les résultats toujours plus encourageants des athlètes.

Ces dernières années, Markus Rehm (GER) qui court avec une prothèse de jambe, a particulièrement attiré l'attention. Malgré la perte de la partie inférieure de sa jambe dans un accident à l’âge de 14 ans, il a commencé à participer à des compétitions d’athlétisme en portant une prothèse de jambe. Très vite, il s’est mis à briller en saut en longueur. Il a gagné la médaille d'or aux Jeux de Londres 2012 en établissant un record de 7,35 m dans la classe T44 (aujourd’hui T64 - amputation simple en dessous du genou). Il est ensuite allé se mesurer aux athlètes non handicapés lors des Championnats d’Allemagne où il a été sacré champion. En 2015, il a établi un record de 8,40 m dans sa catégorie lors des Championnats du monde d’athlétisme de l’IPC. Cette formidable marque est inférieure au record du monde masculin des athlètes valides de seulement 1 cm. Le saut en longueur des Jeux Paralympiques de Tokyo 2020 s’annonce palpitant !

La classe T42 (aujourd’hui T63) est dédiée aux athlètes avec une amputation au-dessus du genou, est également passionnante. Les oppositions entre les trois meilleurs athlètes de la discipline — Heinrich Popow (GER), Daniel Wagner (GER) et Atsushi Yamamoto (JPN) — ont mené à cinq records du monde en 2016. Popow, qui a établi le record du monde lors de l’épreuve (6,77 m) a dominé les Jeux de Rio 2016 avec un saut à 6,70 m avant d’annoncer sa retraite lors des Championnats du monde d'athlétisme handisport de l’été 2017. La bataille pour les médailles lors des Jeux de Tokyo 2020 vaudra le déplacement...

Les épreuves de lancer ont également vu de nombreux records être battus en très peu de temps. Au lancer, on trouve de nombreux champions multi-disciplines. Aled Davies (GBR), qui a une déficience congénitale des membres inférieurs, a gagné la médaille d’or de la classe 42 masculine du disque lors des Jeux de Londres 2012 ainsi que dans la même classe pour le lancer du poids aux Jeux de Rio 2016. Du côté du sport féminin, des athlètes tunisiennes ont obtenu la médaille d’or en lancer du poids et du disque en classe F41 et en lancer du poids et de massue en classe F32. Les athlètes chinoises ont quant à elles obtenu 14 médailles d’or aux épreuves de lancer aux Jeux de Rio 2016.

Le saviez-vous ?