Vincent Luis et le relais mixte français sont de nouveau champions du monde !

Hambourg, ALLEMAGNE - 14 juillet 2018 : Vincent Luis célèbre sa seconde place lors de l’étape d’Hambourg des ITU World TriathlonSeries.
Hambourg, ALLEMAGNE - 14 juillet 2018 : Vincent Luis célèbre sa seconde place lors de l’étape d’Hambourg des ITU World TriathlonSeries.

Le triathlète français Vincent Luis et le relais mixte français ont conservé leur titre de champion du monde lors de la reprise des World Triathlon Series (WTS) à Hambourg, ce weekend. Des résultats prometteurs en vue des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 l’an prochain. 

Saison inédite mais résultats identiques pour les Français. Lors de la reprise des World Triathlon Series (WTS) à Hambourg en Allemagne (5-6 septembre), l’équipe de France a remporté deux médailles d’or avec Vincent Luis chez les hommes et le relais mixte composé de Léonie Périault, Léo Bergère, Cassandre Beaugrand et Dorian Conyx et une médaille de bronze avec Léo Bergère. 

Pour la première fois depuis 2008 et l’instauration des Championnats du monde de triathlon individuel sur un format de huit à dix épreuves, le titre de champion du monde 2020 était attribué au vainqueur du triathlon d’Hambourg, sur un format sprint (750 m de natation, 20 km de vélo, 5 km de course à pied). La pandémie de COVID-19 ayant forcé la fédération internationale de triathlon (ITU) à réduire la championnat WTS à une seule épreuve en 2020.

Le sprint dominateur de Vincent Luis

Chez les hommes, c’est donc Vincent Luis qui a remporté la course et le titre, conservant ainsi son titre obtenu en 2019 à l’issue des huit courses WTS. 

Au contact des meilleurs pendant les épreuves de natation et de vélo ainsi que la majorité de la course à pied, il s’est détaché du trio qui menait la course, composé de son compatriote Léo Bergère et du Portugais Vasco Vilaca, à seulement 300 m de l’arrivée. 

D’un sprint rageur et dominateur, Luis a scellé son titre de champion du monde 2020 avec une avance de 2 secondes sur Vilaca et 5 secondes sur Bergère. Sa préparation en altitude a donc eu les résultats escomptés.

« Il y a deux semaines, on a appris que cette compétition allait être le Championnat du monde », a confié Vincent Luis 2020 au micro de l’Équipe. « Mais j’avais anticipé que Hambourg allait être la seule vraie grosse course internationale de la saison. J’étais donc parti en altitude pendant six semaines à Font-Romeu. J’avais fait de grosses séances avec les meilleurs mondiaux. »

Dorian Conynx en bronze

Vincent Luis a également confié sa stratégie consistant à éliminer ses adversaires petit à petit. Même si la fin n’était pas prévue.

« J’ai mené une grande partie de la course à pied et je ne voulais surtout pas que Jelle Geens (4e à Hambourg), le Belge avec qui je m’entraîne toute une partie de l’année revienne sur nous. J’avais deux jeunes avec moi. Mais je savais que j’étais plus fort qu’eux au sprint, si c’était nécessaire. Pour autant, mon objectif était vraiment de les lâcher avant. »

Auteur d’une onzième place aux Jeux Olympiques de Londres 2012 et d’une septième place à Rio 2016 après avoir été au contact des frère Brownlee (médaillés d’or et d’argent) pendant une grande partie de la course, Vincent Luis confirme ainsi son statut de favoris pour les JO de Tokyo 2020. 

À seulement 24 ans, le Français Léo Bergère a remporté une jolie médaille de bronze tandis que Dorian Conynx a terminé 7e. 

Cassandre Beaugrand a terminé 11e de l’épreuve féminine, juste devant sa compatriote et partenaire d’entraînement Léonie Périault, 12e. C’est la Britannique Georgia Taylor-Brown qui s’est imposée, devant Flora Dyffy (BER) et Laura Lindemann (GER).

Le relais triple champion du monde

De superbes résultats français pour cette reprise de triathlon qui se sont soldés par un nouveau titre de champion du monde de relais mixte. Le troisième consécutif, après 2018 et 2019. Un titre qui place donc la France comme super-favorite pour le titre olympique à Tokyo 2020, où le premier relais mixte olympique de l’histoire aura lieu.

Clairement, les autres pays ne l’ignorent plus », affirme Léo Bergère à l’Équipe, auteur du second relais. « Cela étant, sur un relais la moindre petite erreur peut coûter très cher. Sur une course comme celle-ci, même en étant le favori, on peut très bien se faire sortir. »

Après les quatre relais du triathlon d’Hambourg, l’écart en la France championne du monde et les États-Unis, médaillés d’argent, n’est que de 8 secondes, ce qui confirme les propos de Léo Bergère et souligne également l’exploit français de conserver sa double couronne mondiale.

Un peu plus d’un mois après leur titre de champion du monde 2019, la France avait remporté le test-event de Tokyo en 2019. Cette dynamique olympique emmène le triathlon français vers une saison 2021 prometteuse, où les épreuves de triathlon des JO de Tokyo 2020 seront suivies de près, dans le monde et particulièrement dans l’hexagone.