Sylla : De grandes ambitions pour Tokyo 2020

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 14 août 2016 : L’Italienne Myriam Sylla #16 sur un smash contre la Portoricaine Karina Ocasio #11 lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 14 août 2016 : L’Italienne Myriam Sylla #16 sur un smash contre la Portoricaine Karina Ocasio #11 lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Myriam Sylla est l’une des plus grandes volleyeuses italiennes. À 25 ans, la réceptionneuse-attaquante a de grandes ambitions pour Tokyo 2020, après une campagne décevante à Tokyo 2020. 

« Mes souvenirs sont difficiles. J’étais très jeune et lorsque je me suis qualifiée, j’avais l’impression de tenir le monde dans mes mains. Puis à Rio, j’ai réalisé que c’était trop pour nous. On a rencontré des équipes ultra-motivées et nous n’étions pas prêtes pour un si grand événement. Les causes étaient multiples mais nous n’avons pas pu montrer nos forces » se souvient Myriam Sylla à propos de Rio 2016, lors d’une interview à Olympic Channel.

Myriam Sylla: « Une 4e place à Tokyo ne serait pas assez pour l'Italie »
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Native de Palerme, Sylla est convaincue que l’équipe italienne a retenu les leçons et sera bien plus compétitive à Tokyo. Les résultats internationaux des deux dernières années le prouvent : vice-championne du monde 2018 et médaillée de bronze aux Championnats d’Europe 2019. 

« Nous avons connu un turnover générationnel et réalisé que nous avons soif de victoire. Je me souviens des messages échangés avec ma coéquipière Cristina Chirichella quand nous étions à l’hotel à Rio. Nous n’avons pas accepté ce fiasco et nous étions déterminées à revenir plus fortes. Deux ans plus tard, nous avons réalisé quelque chose de presque impossible » explique-t-elle.

Avec l’épidémie de COVID-19 et le report des Jeux Olympiques, les choses ont considérablement changées. Mais Sylla parvient à voir le positif pour la Squadra azzurra : « Ce report va nous aider à retrouver de la stabilité car plusieurs de mes coéquipières reviennent de blessure. Avec un an de plus, toutes les joueuses seront disponibles et nous aurons plus d’expérience. L’équipe sera plus soudée, comme si nous étions des soldats. »

Plusieurs choses donnent de la confiance à la volleyeuse du club italien d’Imoco, et augmentent son ambition pour Tokyo. Selon elle, l’Italie visera « quelque chose de grand ». Au minimum un podium, même si le niveau de la concurrence est élevé en volleyball féminin, où la Serbie, la Russie, la Chine et les États-Unis sont très fortes. 

« Se qualifier pour Rio était déjà un rêve pour nous. Cette fois-ci, nous nous sommes qualifiées pour Tokyo au premier tour et nous voulons accomplir quelque chose de grand. À Rio, nous nous serions contentées d’une quatrième ou cinquième place. Cette fois-ci nous voulons viser plus haut… Je ne veux pas faire de promesses, mais vous voyez ce que je veux dire » conclut-elle.

Consultez l’interview complète sur Olympic Channel (en anglais)