Scola, pour une cinquième olympique à Tokyo ?

L’Argentin Luis Scola célèbre un trois points inscrit en demi-finale de Coupe du monde de basketball 2019.
L’Argentin Luis Scola célèbre un trois points inscrit en demi-finale de Coupe du monde de basketball 2019.

Le 27 juin dernier, Luis Scola a signé pour Varese en Italie à 40 ans. Le pivot argentin a toujours en tête une cinquième participation aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 l’an prochain.

 Verra-t-on Luis Scola une dernière fois aux Jeux Olympiques ? La super star du basket argentin, qui faisait partie de la Génération dorée qui a notamment remporté les Jeux Olympiques à Athènes en 2004, vient de fêter ses 40 ans le 30 avril dernier.

Avec le report des Jeux d’un an, l’ancien joueur des Rockets a dû se poser la question de sa participation à 41 ans révolus. « Je voulais devenir le premier joueur de basket argentin de l’histoire à participer à cinq Jeux Olympiques. Mais maintenant c’est une autre histoire, c’est plus lointain. Il va falloir que j’évalue la situation », avait-il déclaré lorsque les Jeux ont été officiellement reportés.

Varese pour se préserver

Mais dans l’intervalle, Scola a donc signé pour un nouveau bail en club à Varese en Legabasket, un club qui ne jouera que le championnat domestique italien et pas les compétitions européennes. Un choix qui laisse à penser que le pivot de 2,06 m cherche avant tout à préserver son corps en pensant à l’échéance japonaise.

Et sans aucun doute, l’Argentine serait ravie de voir le dernier représentant en activité de la Génération dorée et celui qui a passé 10 ans en NBA (Houston Rockets, Indiana Pacers, Toronto Raptors, Brooklyn Nets), avant de jouer en Chine puis en Italie, rempiler en équipe nationale.

Encore la main leste

Car le bougre a encore prouvé son efficacité avec l’équipe nationale à 39 ans. Lors de la finale des Jeux Panaméricains contre Puerto Rico, il a mené les siens au sacre en inscrivant 28 points, le meilleur total du match.

Pareillement en septembre 2019 à la Coupe du Monde de la FIBA en Chine, Scola a posé des stats dantesques, avec 17,9 points et 8,1 rebonds de moyenne par match. Cerise sur le gâteau, il a marqué 28 points en demi-finale contre la France, offrant une finale (perdue face à l’Espagne) et un billet pour Tokyo à ses partenaires.

Prendre part aux Jeux de Tokyo serait pour lui un formidable clap de fin. Non seulement il participerait donc à ses cinquièmes Jeux d’affilée, mais en plus pourrait-il garnir un peu plus une armoire à trophée déjà bien remplie : médaille d’or olympique (Athènes 2004), médaille de bronze olympique (Pékin 2008), deux fois vice-champion du monde (2002 et 2019), vainqueur des Jeux Panaméricains (2019) et des Championnats des Amériques de la FIBA (2001 et 2011).

Pour bien comprendre l’impact de Scola dans le basketball, une statistique parle d’elle-même. Il est apparu dans 41 matches de Coupe du Monde, un record, et y a marqué 716 points ce qui le place juste derrière une autre légende du basket dans l’histoire, le Brésilien Oscar Schmidt et ses 843 points.

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Ginobili au soutien

En un mot, Scola reste une valeur sure pour son équipe nationale. Et ce n’est même pas lui qui le dit mais son ex-compagnon de fortune, l’immense Manu Ginobili. « Il mérite de finir avec ce maillot qui lui a apporté tellement de joie et à qui il a donné sans compter », a ainsi déclaré l’ex des San Antonio Spurs, à la retraite internationale depuis les Jeux de Rio 2016.

Certes Scola reste prudent lorsqu’il évoque les Jeux de l’an prochain, en particulier au vu de la situation sanitaire mondiale. « Personne n’aurait pu imaginer à quel point le coronavirus altèrerait le monde et le sport en général », déclarait-il il y a quelques mois. Avant d’ajouter : « Je ne veux jouer nulle part s’il n’y a pas les Jeux derrière ». C’était avant de signer à Varese…