Robert-Michon : « On voudrait que ça parte loin tout de suite » 

Londres, ANGLETERRE - 11 août 2017 : La discobole française Mélina Robert-Michon lors des Championnats du monde d’athlétisme 2017, où elle a remporté la médaille de bronze.
Londres, ANGLETERRE - 11 août 2017 : La discobole française Mélina Robert-Michon lors des Championnats du monde d’athlétisme 2017, où elle a remporté la médaille de bronze.

Seule femme en lice dans le concours de lancer du disque du meeting de Marseille hier, jeudi 3 septembre, Mélina Robert-Michon a passé les 60 m mais recherche des sensations. La vice-championne olympique française fait le point avec Tokyo2020.org.

Même si Mélina Robert-Michon a franchi la barre des 60 m, l’objectif n’était pas là. Lors du meeting de Marseille, jeudi 3 septembre, l’athlète lyonnaise désirait retrouver du rythme, après la période de confinement et seulement deux compétitions depuis la reprise.

Avec un lancer à 60,02 m, la vice-championne olympique de Rio 2016 a terminé à seulement 5 cm du lanceur tchèque Marta Barek, 5e du concours. 

Mais elle a devancé son partenaire en équipe de France… Kévin Mayer ! Le recordman du monde du décathlon était présent lors du concours du disque marseillais, enregistrant un lancé à 49,65 m. Il est actuellement en préparation pour réaliser les minima olympique, qu’il a prévu de tenter le 18 et 19 décembre à la Réunion.

Mélina Robert-Michon, qui sera aux Championnats de France d’athlétisme les 12 et 13 septembre prochains, s’est entretenue avec Tokyo 2020 sur sa forme actuelle et son plan pour la route de des Jeux.

Quel est votre état de forme ?

Comme un tout début de saison qui est d'habitude au mois de mai ! Je suis en recherche de sensations et de repères. J'ai besoin de compétition pour trouver du rythme. L'entraînement ne remplace pas tout. Je commençais à trouver le temps long et j'ai besoin d'enchaîner les compétitions.

Comment ressentez-vous le manque de sensations ?

On a toujours plus d'intensité en compétition et parfois, la technique n'est pas assez stable pour se maintenir dans des intensités plus importantes. Il me manque encore ce cap pour lancer loin lorsqu'il y a plus de tension. Et cela ne se travaille qu'avec la compétition. D'un jet à l'autre, on fait des ajustements et les choses se mettent en place, mais ça prend du temps.

On est frustré car on a tellement été sevré de compétition que dès la première opportunité, on voudrait que ça parte loin tout de suite.

Vous étiez la seule femme dans ce concours mixte, c’était spécial ?

Heureusement que j'ai pu concourir avec les hommes car c'était la seule possibilité pour conserver le concours. Il n'y avait pas assez de filles et ça aurait été dommage de ne pas pouvoir lancer. C’est plutôt habituel dans les petits meetings mais rare dans les compétitions plus importantes.

Au début du concours, c’était la bagarre des 60 m et j’essayais de me positionner par rapport à eux. J’ai fait 60,02 m mais je suis encore trop dans mes réglages et pas assez disponible pour aller à la bagarre. 

Quels sont vos objectifs de la saison ?

J’espère aller le plus loin possible pour voir où j'en suis. Histoire de faire le bilan pour définir le travail à mettre en place pour l'année prochaine. On a plus de temps donc profitons-en pour être encore meilleure. 

Les objectifs ont-ils changé pour Tokyo 2020 ?

L’ambition est toujours la même : le podium voire la médaille d'or. Cela ne va pas être simple car il y a beaucoup d'autres filles qui ont le niveau pour ça aussi. C'est le charme des championnats. J’espère pouvoir reproduire le plan mis en place pour cette année si elle s’était passée normalement. Idéalement, j’aimerais faire un gros stage de préparation en fin d'année, des championnats hivernaux qui se passent bien et une saison qui se déroule facilement. J'aimerais sentir les résultats de tout le travail qui a été fait.

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