Reem Al Shammary ou l’art de dépasser ses limites

La boxeurse jordanienne Reem Al Shammary lors du TQO de boxe Asie/Océanie à Amman.
La boxeurse jordanienne Reem Al Shammary lors du TQO de boxe Asie/Océanie à Amman.

La boxeurse jordanienne Reem Al Shammary a du faire face à beaucoup d’obstacles dans sa vie : née dans une communauté de bédouins qui n’acceptaient pas que les femmes fassent du sport, puis une maladie du système nerveux l’a obligé à utiliser un fauteuil roulant. Aujourd’hui, elle ambitionne de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Al Shammary était la seule femme jordanienne au Tournoi de Qualification Olympique de boxe à Amman en Jordanie il y a quelques semaines : « Je veux être une source d’inspiration pour les femmes qui veulent faire de la boxe, dans les pays arabes et dans le monde entier » a-t-elle confié à Olympic Channel.

Du fauteuil roulant au ring en deux ans, l’histoire de Reem Al Shammari
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Obstacles

Âgée de 30 ans, elle s’entraîne plusieurs heures par jour et lorsqu’elle ne s’occupe pas d’elle, elle entraîne les enfants. Elle a commencé la boxe en 2019, ce qui était alors à l’encontre des traditions de sa communauté.

« La société bédouine est très conservatrice. Les traditions sont très restrictives. L’une d’entre elles interdit les femmes de faire du sport. Mais j’ai décidé de briser cette tradition » explique-t-elle.

Elle continue aujourd’hui de boxer et suit son propre chemin jusqu’à ce qu’un nouvel obstacle fasse son apparition. Le dernier était un pépin physique. En 2018, elle a souffert d’une trouble du système nerveux, ce qui l’a obligé à utiliser un fauteuil roulant : « Cette maladie était inattendue mais j’ai eu la force de volonté nécéssaire pour revenir progressivement. Je veux que tout le monde sache que la volonté et la détermination permet d’accomplir nos objectifs. »