Lignées olympiques : Les familles qui ont marqué l’histoire du sport

Les soeurs américaines Serena Williams (droite) et Venus Williams (gauche) célèbrent leur médaille d’or remportée dans le tournoi de double en tennis féminin des Jeux Olympiques de Londres 2012.
Les soeurs américaines Serena Williams (droite) et Venus Williams (gauche) célèbrent leur médaille d’or remportée dans le tournoi de double en tennis féminin des Jeux Olympiques de Londres 2012.

Quand il s'agit de sport, certains partagent ça en famille. Tokyo 2020 se penche sur quelques-unes des plus grandes familles ayant participé aux Jeux Olympiques.

Venus et Serena William (tennis)

La première famille membre de ce club d’élite n’a pas besoin de présentation. Lorsque les soeurs Williams ont remporté l’or olympique en double au Jeux de Londres 2012, elles ont accompli quelque chose d’unique. Elles sont devenues les premières joueuses de tennis, hommes et femmes confondus, à remporter quatre médailles d’or olympiques. Elles ont réalisé cet exploit ensemble, le même jour, dans la même finale.

Leur palmarès olympique est quasiment identique. Venus et Serena ont chacune triomphé une fois en simple et trois fois en doubles, partageant un total de huit médailles d’or. Venus, la soeur ainée, a ajouté une nouvelle médaille en double mixte à Rio 2016, en argent cette fois-ci.

Les Jeux Olympiques ne sont évidement qu’une partie de l’immense carrière des deux soeurs. Serena détient le record du plus grand nombre de titres en Grand Chelem de l’ère moderne (23), tandis que Venus en a remporté 7. Elles ont également remporté 14 tournois du Grand Chelem en double, ce qui est également un record.

Même si elles ont tant accompli en simple, les titres obtenus en doubles détiennent une signification particulière : « En tant que partenaire, je crois que c’est le titre que nous voulons le plus… et le remporter avec sa soeur est tout simplement extraordinaire » avait déclaré Serena à Olympic Channel après leur victoire londonienne.

Anecdote :

Les soeurs Williams sont la fierté de leur famille, et leur histoire a commencé à la maison. Leur père, Richard, les a entraîné dès leurs plus jeunes années, même s’il n’avait pas une très grande expérience du tennis.

John et John Jr. Gregorek (athlétisme)

Une histoire entre père et fils. Les deux Gregorek avaient en commun une rapidité hors du commun.

En février 2017, lorsque John Jr. a terminé troisième de la course du mile (1609 m) du meeting de la Boston University Last Chance avec un temps de 3 m 53 s, c’est plus qu’un podium qu’il a remporté. Ce chrono a fait d’eux le duo père-fils le plus rapide de l’histoire sur le mile, avec un temps moyen de 3 min 52,25 s.

John Gregorek Sr. S’est qualifié pour les Jeux Olympiques en 3000 m steeple lors des Jeux de Moscou 1980 mais il a du attendre les Jeux de Los Angeles 1984 pour courir sa première course olympique, terminant 11e de la demi-finale avec un temps de 8 min 38,19 s.

Quarante ans plus tard, le Gregorek fils espérait faire ses débuts olympiques à Tokyo 2020. Après une saison prometteuse en 2019 où il a couru le mile en 3 min 49,98 s, John Jr. visait la qualification aux JO sur le 1 500 m.

« J’aime à penser que j’aurais le même élan et la même détermination en 2020 qu’en 2021 pour poursuivre la tradition olympique de la famille Gregorek » avait déclarait le jeune John Jr. Au magazine Sport Illustrated. Et qui parierait contre lui ?

Anecdote :

Gregorek père et fils ne sont pas les seuls sportifs de haut niveau de la famille. La mère de John Jr., Christine Mullen, a couru dans les finales de 1 500 m des sélections américaines olympiques en 1980 et 1984.

Alistair et Jonny Brownlee (triathlon)

Les frères Brownlee ont éclairé les Jeux Olympiques de Londres 2012. Sur leurs terres, Alistair (l’ainé) a remporté la médaille d’or en triathlon et Jonny a remporté le bronze. Quatre ans plus tard à Rio 2016, les frères britanniques sont également ont réitéré leur exploit avec Alistair remportant toujours l’or et Jonny remportant l’argent.

Vous pourriez peut-être penser que la concurrence entre frères au top niveau mondial pourrait causer des problèmes. Mais chez les Brownlee, c’est le contraire. Tout d’abord, il vivent et s’entraînent ensemble mais en plus de cela, ils se soutiennent lorsque le besoin apparaît.

L’exemple le plus frappant s’est déroulé lors de la finales des World Series de triathlon 2016 à Mexico, lorsqu’Alistair, qui était en seconde position derrière son petit frère, a abandonné ses chances de victoires pour aider Jonny, épuisé et déshydraté, pour franchir la ligne d’arrivée.

Comme Alistair a déclaré : C’était une réaction naturelle. Je l’ai fait pour mon frère mais je l’aurais également fait pour n’importe qui. Je crois qu’il était dans le pire état que l’on peut être en sport. »

Anecdote :

Avec l’incertitude autour de la participation d’Alistair aux Jeux de Tokyo 2020, Jonny pourrait potentiellement monter sur la plus haute marche du podium. Comme il l’a déclaré au journal andlaig The Indépendant : « C’est à mon tour de briller ».

Alistair et Jonathan Brownlee célèbrent leur doublé olympique les des JO de Rio 2016.
Alistair et Jonathan Brownlee célèbrent leur doublé olympique les des JO de Rio 2016.
2016 Getty Images / Adam Pretty

Floyd Jr. et Roger Mayweather (boxe)

Être issu d’une grande famille sportive est une chose. Mais qu’en est-il lorsque le plus talentueux de la famille devient votre entraîneur ? Cela a été le cas pour Floyd Mayweather Jr. et son oncle Roger.

Mayweather Jr. n’a pas besoin d’être présenté. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur boxeur de sa génération. Il a remporté 15 titres de champion du monde dans sa carrière avant de prendre sa retraite sur l’incroyable ratio de 50 victoires et 0 défaites. Mais avant sa carrière professionnelle, Floyd Mayweather Jr. Avait remporté la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d’Atlanta 1996, dans la catégorie poids plumes.

Floyd n’est pas le seul de sa famille a avoir eu une belle carrière. Son oncle Roger, décédé en mars 2020, a été double champion du monde, détenant le titre WBA des super poids-plumes entre 1983 et 1984 et le titre WBC des poids-légers entre 1987 et 1989.

Lorsque le prodigieux Floyd a débuté sa carrière professionnelle en 1996, Roger a pris les rênes de son entraînement et l’a aidé à devenir le boxeur redoutable qu’il est devenu.

« Mon oncle était l’une des personnes les plus importantes dans ma vie, sur le ring et en dehors. Roger était un grand champion et l’un des meilleurs entraîneurs du monde. »

Anecdote :

Roger et Floyd n’étaient pas les seuls athlètes élite du clan Mayweather. Le père de Floyd (également nommé Floyd) a également été boxeur professionnel avec un ratio de 17 victoires pour 2 défaites. Il a aussi entraîné son fils pendant sa carrière professionnelle.

Floyd Mayweather Jr. s’entraîne avec son oncle et coach Roger Mayweather en 2007.
Floyd Mayweather Jr. s’entraîne avec son oncle et coach Roger Mayweather en 2007.
2007 Getty Images / Ethan Miller

Pau et Marc Gasol (basketball)

Les frères Gasol espèrent que leur été 2021 sera teinté d’or. Ils ambitionnent de figurer dans la sélection espagnole de basket lors des JO de Tokyo 2020. S’ils y parviennent, l’ainé des deux frères, Pau, aura 41 ans lorsque les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 débuteront. Leur présence prouverait leur importance déterminante dans la réussite du basket espagnol.

Lorsque Marc Gasol a remporté le titre de NBA la saison dernière avec les Toronto Raptors, la fratrie est devenue la première de l’histoire à remporter un titre NBA, après le triomphe de son frère Pau en 2009 et 2010.

En revanche, les deux frères estiment qu’ils ont encore quelque chose à accomplir aux Jeux Olympiques. Marc a remporté deux médailles d’argent, à Pékin 2008 et Londres 2012 et son grand frère, fort de six participations au All-Star Game, a également remporté le bronze lors des Jeux de Rio 2016 en plus de ses deux médailles d’argent.

Pau a bien résumé la force de ses liens fraternels après le titre NBA de son frère : « Qui l’aurait cru ? Nous avons pratiquer ce sport que nous aimons tant pendant des heures et de heures. C’est merveilleux de vivre des moments comme ça. »

Les frères Gasol pourront-ils monter sur la plus haute marche du podium des prochains Jeux Olympiques à Tokyo ?

Anecdote :

Lorsqu’ils étaient enfants, leur rivalité dépassait les terrains de basketball. Un exemple assez parlant provient de l’autobiographie de Pau Gasol : « Tu ne peux pas me battre, je suis trop fort. Je suis le grand frère » disait-il en se moquant de son petit frère. « Il a jeté sa raquette à la tête. Quel tempérament ! »