Les athlètes se mobilisent pour l'environnement

La Britannique Hannah Mills après avoir remporté la médaille d'argent en voile 470 féminine aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
La Britannique Hannah Mills après avoir remporté la médaille d'argent en voile 470 féminine aux Jeux Olympiques de Londres 2012.

Pour célébrer la Journée mondiale de l'environnement (5 juin) et la Journée mondiale de l'océan (8 juin), suivez les athlètes qui se mobilisent en faveur de l'écologie.

La première semaine de juin met l'accent sur la protection de l'environnement et des océans. La journée mondiale de l'environnement a lieu le 5 juin et la journée mondiale des océans le 8 juin. C'est l'occasion de mettre en évidence les actions initiées pour relever les défis environnementaux auxquels la société actuelle est confrontée.

Dans le sport, de nombreux athlètes olympiques sont alertés par le changement climatique et encouragent à faire davantage d'efforts pour protéger l'environnement et les océans.

Voici une sélection d'athlètes qui participent au mouvement :

Hannah Mills

En 2019, la navigatrice britannique et double championne olympique Hannah Mills a lancé le Big Plastic Pledge (grand engagement sur la plastique, en français) avec le soutien du Comité International Olympique (CIO) pour lutter contre la pollution des océans.

Le Big Plastic Pledge appelle les athlètes, les fans et les organisateurs d'événements sportifs à s'engager à respecter l'une des trois principales promesses visant à réduire l'utilisation du plastique à usage unique.

« Je pense qu'en tant qu'athlètes, nous disposons d'une formidable tribune pour changer les habitudes de tout un chacun et exiger davantage de nos événements sportifs et de nos organisateurs », a-t-elle déclaré à Olympic.org l'année dernière. « Si nous nous unissons, notre voix peut être si forte et si puissante que nous pouvons vraiment changer les comportements de la population mondiale. »

  • Rejoignez la championne olympique de voile et écologiste Hannah Mills en direct sur le compte Instagram d'Olympic Channel, lundi à 16h CEST

Theresa Zabell

Zabell est une navigatrice espagnole qui a remporté l'or aux Jeux Olympiques de Barcelone 1992 et aux Jeux Olympiques d'Atlanta 1996.

Après avoir terminé sa carrière sportive, elle a fondé la Fondation Ecomar et, depuis 20 ans maintenant, elle s'efforce de rendre à la mer une partie de ce qu'elle lui a donné.

« La mer a toujours été tout pour moi. Depuis que j'ai commencé à naviguer, j'ai pris conscience que la mer était pleine de choses qui ne devraient pas être là. Par exemple, quand des objets se sont retrouvées coincées dans la quille de mon bateau. Et puis je me suis demandée : "Pourquoi personne ne fait rien pour tout enlever?" Et comme cette question revenait sans cesse, quand j'ai abandonné la voile olympique, j'ai décidé que ce serait à moi de le faire », explique-t-elle.

Sa fondation organise des ateliers pour les enfants afin de les sensibiliser à la protection de l'environnement et des activités de ramassage des déchets sur les plages.

Ona Carbonell

Pendant ce temps, la médaillée d'argent des Jeux Olympiques et nageuse artistique espagnole Ona Carbonell soutient régulièrement les événements de nettoyage des plages en Espagne.

« Pour moi, il est important de sensibiliser les gens à la défense de nos océans et de la mer. Nous ne pouvons pas oublier qu'il y a toujours du plastique et que nous devons protéger la biodiversité et les écosystèmes marins. J'essaie d'apporter un petit grain de contribution car je pense que c'est la bonne chose à faire. Nous n'avons pas conscience de la gravité de ce problème ».

Sally Fitzgibbons

Comme tous les surfeurs professionnels, Fitzgibbons passe le plus clair de son temps dans l'eau. Cela signifie aussi qu'elle a pu constater les effets directs de la pollution sur nos océans.

La surfeuse australienne, qui est déjà provisoirement qualifiée pour Tokyo 2020, consacre une grande partie de son temps à la sensibilisation à l'environnement.

« Les océans sont nos terrains de jeu. Nous passons nos journées dans l'eau à surfer sur les vagues et si nous voulons continuer à le faire, si nous voulons continuer à parcourir le monde à la recherche de vagues, nous devons protéger notre planète. Il est essentiel que nos vagues restent surfables », a-t-elle expliqué à The Inertia.

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Just riding the wave🌊

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Eliud Kipchoge

Le marathonien le plus rapide du monde Eliud Kipchoge, qui défendra son titre olympique à Tokyo 2020, est également occupé à sauver la faune sauvage avec le Lewa Conservancy au Kenya.

En raison du COVID-19, le marathon annuel du Lewa Safari a été annulé et remplacé par un marathon virtuel. Le 23 mai, Kipchoge s'est rendu jusqu'à Lewa pour un entraînement avec six rangers afin de montrer son soutien pour une collecte de fonds pour la faune kenyane.

« Cela signifie beaucoup pour moi de courir avec les rangers. Courir avec les gens qui veillent sur la faune quand nous dormons la nuit et qui s'occupent des rhinocéros et des éléphants, c'est vraiment un honneur », a-t-il déclaré à Runner's World.

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The world fastest marathoner runs with rangers in the wild! ⁠ ⁠ Lewa Ambassador #EliudKipchoge joined Lewa rangers on a practice run for the Virtual Lewa Safari Marathon Challenge.⁠ ⁠ The Lewa Conservancy in Northern Kenya is home to the annual Lewa Safari marathon and each year participants share the reserve with several of Kenya's Big 5, including rhinos, elephant and buffalos. ⁠ ⁠ But this year the conservancy faces a challenge that is unprecedented. COVID-19 is having a devastating economic impact; threatening both livelihoods and the future of Kenya’s valuable natural heritage. ⁠ ⁠ So the World’s Wildest Challenge has gone virtual. We’re asking supporters to run 5km, 10km, 21km or even 42km around your garden, streets, local park, beach or treadmill in support of those hit by the enormous crisis in Africa.⁠ ⁠ Speaking at the practice run, Eluid said. "The Lewa Safari Marathon may not be happening, but it is good for everybody to register for the (Virtual) Lewa Safari Marathon and run at their own home. Get out of your door, run any number of kilometres- 5, 10, 15 or 20. Above running you will have contributed to a noble cause."⁠ #LewaSafariMarathon #TuskLewaSafariChallenge #RunWildKenya #wildlife-rangers #worldchampionmarathon #nohumanislimited

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YAO Ming

Yao Ming, huit fois sélectionné au NBA All-Star Game, est devenu ambassadeur de Wild Aid en 2006 lorsqu'il a signé la promesse d'arrêter de consommer de la soupe d'ailerons de requins. Il appelle les gens à faire de même et à mettre fin au commerce illégal d'animaux sauvages.

« Chaque année, 73 millions de requins sont tués de cette manière et le problème c'est que lorsqu'un grand nombre de requins disparaissent rapidement [sic], c'est tout le cycle de l'océan et de la nature qui est détruit. Et cela nous affectera également », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Wild Aid.

Selon l'organisation environnementale, la campagne de sensibilisation de Yao a eu pour résultat une diminution de la consommation de soupe d'ailerons de requins, tandis que la vente d'ailerons de requins en République populaire de Chine a également diminué de manière significative.

Nikola Karabatic

Sur son compte Twitter, Nikola Karabatic, légende du handball français et double médaillé d'or olympique, a encouragé ses fans à signer une pétition en faveur d'un plan vert pour les pollueurs, un manifeste adressé à la Commission européenne.

Il appelle également l'Europe à créer davantage d'emplois verts et à œuvrer pour un avenir plus vert.

Jenia Grebennikov

Grebennikov fait partie de l'équipe de France de volleyball qui participera à Tokyo 2020, mais en attendant, le joueur est devenu le premier éco-ambassadeur de Smash for Green, une initiative environnementale lancée par le club d'athlétisme Paris Volley, pour apprendre aux gens à prendre de petites mesures pour protéger l'environnement par le sport.

« Le sport professionnel doit montrer l'exemple et engager sa communauté à mieux consommer et adopter des comportements plus vertueux, plus responsables et plus solidaires » a déclaré Grebennikov sur le compte Twitter de Smash for Green.

« Avec "Smash for Green", tu fais partie d'une équipe qui souhaite promouvoir les initiatives innovantes et éco-responsables et changer les choses ».

« Une seule règle : faire du bien à la planète ».

Heather Mitts

Heather Mitts, triple championne olympique avec l'équipe de football des États-Unis, a pris sa retraite mais elle s'est montrée très active dans la sensibilisation au bien-être des animaux et à l'alimentation à base de plantes pour réduire l'impact environnemental.

Sur Instagram, elle a mis ses fans au défi de ne pas consommer de produits laitiers pendant quelques jours, de ne pas manger de viande une fois par semaine et/ou de ne choisir que de la viande certifiée afin d'envoyer aux entreprises alimentaires « un message fort indiquant que vous vous souciez du traitement des animaux ».

YAMAGATA Ryota, CAMBRIDGE Aska et KIRYU Yoshihide

Dans le cadre du projet de nettoyage des sites du Comité National Olympique japonais intitulé « Rendre les choses plus belles que ce qu'elles n'étaient », ces trois coureurs ont manifesté leur soutien à l'initiative.

Ils faisaient tous partie de l'équipe de relais 4x100 m qui a remporté la médaille d'argent à Rio 2016.