Les athlètes participent à la lutte contre la Covid-19

Zurich, SUISSE - 12 août 2014 : Vanessa Boslak lors des Championnats d’Europe d’athlétisme 2014. C’est après les Jeux Olympiques de Rio 2016 que l’athlète française a pris sa retraite sportive.
Zurich, SUISSE - 12 août 2014 : Vanessa Boslak lors des Championnats d’Europe d’athlétisme 2014. C’est après les Jeux Olympiques de Rio 2016 que l’athlète française a pris sa retraite sportive.

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé 2020 du 7 avril, la planète tout entière était invitée à rendre hommage aux personnels infirmiers et soignants, ces héros du quotidien qui luttent sans relâche contre la pandémie de COVID-19. Ces nombreux athlètes font également partie de ceux qui combattent la propagation du virus en apportant aide et réconfort aux malades qui ont besoin d'assistance et de traitements médicaux.

À l'heure où les populations sont appelées à rester chez elles pour enrayer la pandémie de COVID-19, les athlètes montrent non seulement l'exemple en partageant, via le hashtag #StayActive, les bienfaits de l'activité physique pour faire face à cette situation sans précédent, comme l'a rappelé le 6 avril la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, mais travaillent également pour bon nombre d'entre eux dans des établissements de soins.

Certains sont parvenus à conjuguer études de médecine ou d'infirmière et carrières sportives, ou ont rejoint le secteur de la santé après leur retraite ; d'autres ont tenu à exprimer leur gratitude au personnel soignant qui travaille inlassablement, jour après jour, pour sauver des vies.

Vanessa Boslak au service de patients en réanimation

L'ancienne athlète française est aujourd'hui en première ligne dans la bataille contre le COVID-19. Après sa carrière de sauteuse à la perche riche de quatre participations olympiques dont trois finales aux JO d'Athènes 2004, de Pékin 2008 et Londres 2012 et d'une médaille d'argent aux Championnats du monde en salle 2012, Vanessa Boslak s'est consacrée à son métier de kinésithérapeute, aujourd'hui essentiel pour les patients en réanimation. Elle exerce aujourd'hui au sein de la clinique du Val d’Or à Saint-Cloud, en région parisienne.

« Le service de réanimation de ma clinique est devenu un centre d’accueil pour les patients atteints du Coronavirus, avec vingt-cinq lits de réanimation équipés de respirateurs » explique-t-elle a la Fédération Française d'Athlétisme.

« En tant que kinésithérapeute, mon rôle est double. Tout d’abord, les patients en réanimation sont intubés et ventilés, en état de sédation. Ils restent en 'réa' de treize jours à trois semaines. Il faut donc qu’on les mobilise pour éviter qu’ils s’enraidissent au niveau des articulations. Ensuite, on les accompagne au moment du réveil et après. On les aide notamment à se désencombrer. »

Une carrière de sportive de haut niveau est utile à bien des égards, et notamment pour les situations de stress comme elle peut être confrontée lors de cette période pandémique.

« Je ne vais pas au travail la peur au ventre. J’ai été confrontée à des états de stress très intenses au cours de ma carrière, j’ai tendance à savoir les gérer.

Je vis peut-être la situation différemment d’autres soignants

En raison de mon passé de sportive de haut niveau.

Paula Pareto cite Churchill

La judoka argentine Paula Pareto, championne olympique en titre dans la catégorie des -48 kg, fait partie de celles et ceux qui luttent contre la COVID-19.

Après avoir passé deux semaines en confinement à l'issue du Grand Chelem d'Ekaterinbourg, Paula Pareto est retournée travailler à l'hôpital San Isidro (situé au nord de Buenos Aires), où elle est médecin orthopédiste.

Et de citer Winston Churchill dans le premier message qu'elle a publié une fois de retour sur son lieu de travail : « Nous sommes les maîtres de notre destin, la tâche qui nous a été dévolue n'est pas au-dessus de nos forces, les douleurs et les fatigues de cette tâche ne dépasseront pas les limites de [mon] endurance. Tant que nous aurons foi en notre propre cause et la volonté inébranlable de gagner, la victoire ne nous sera pas refusée. »

Concernant sa situation, la jeune femme a ajouté : « Bien que les médecins orthopédistes ne soient pas en première ligne, nous faisons partie de l'équipe soignante qui lutte contre cette pandémie et nous apporterons toute l'aide que nous pourrons. »

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"Somos dueños de nuestro destino, la tarea que se nos ha impuesto no es superior a nuestras fuerzas, sus acometidas no estan por encima de lo que soy capaz de soportar. Mientras tengamos Fé en nuestra causa y una indeclinable voluntad de vencer, la victoria estará a nuestro alcance". Churchill. Me parecio muy adecuada para el momento que estamos viviendo, por eso se los comparto y tambien me lo recuerdo hoy por dos cosas: 🥋 Por un lado es oficial que los Juegos Olimpicos se postergan, decicion muy adecuada tomando la salud de todos como el unico foco a concentrarnos. 😷 Por otro lado, ya cumplida mi cuarentena, vuelvo a trabajar de lo que elegí, y de lo que volveria a elegir siempre 🙂 . Si bien los médicos traumatologos no estamos hoy en el frente de batalla directo, somos igual parte del equipo de salud que enfrenta antes que nadie a esta pandemia y que ayudaremos a donde sea necesario. 🏥🌎 A la batalla una vez mas, algunos desde su casa, nosotros en un hospital, pero siempre unidos en equipo por la misma causa. Nosotros podemos! 🤜🤛🇦🇷 #HayEquipo 💪 #QuedateEnCasa 🏡 #pandemia 🧫

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Aux urgences pour Joyce Sombroek

L'ancienne gardienne de but de l'équipe néerlandaise de hockey sur gazon Joyce Sombroek, médaillée d'or aux Jeux de Londres 2012 et médaillée d'argent à ceux de Rio 2016, contribue elle aussi aux efforts déployés dans son pays.

Joyce Sombroek, l'une des meilleures gardiennes de hockey de l'histoire, a dû mettre un terme à sa carrière après Rio en raison de problèmes de hanche récurrents. Elle a ensuite fait des études de médecine à l'Université libre d'Amsterdam et a travaillé aux urgences notamment, avant de commencer sa formation de médecin généraliste en mars.

Comme elle l'a expliqué récemment à la FIH : « Le plus important à l'heure actuelle est de dispenser des soins à ceux qui en ont besoin. Je suis très heureuse de pouvoir faire ma part et je pense que cela vaut pour tous ceux qui travaillent dans le secteur de la santé ou dans tout autre secteur de première importance. »

Rachael Lynch lutte travaille en neuro-rééducation

Lorsqu'elle n'arrête pas les balles, la gardienne de hockey australienne Rachael Lynch est infirmière à Perth. Parallèlement à sa carrière internationale qui a débuté il y a 13 ans, elle travaille en neuro-rééducation où elle aide les patients qui ont fait un AVC ou qui souffrent de sclérose en plaques. À l'heure actuelle, elle se consacre à la lutte contre la COVID-19.

Jo Brigden-Jones conduit des ambulances

La kayakiste australienne Jo Brigden-Jones, qui avait participé aux Jeux de Londres 2012, a manqué de peu ceux de Rio 2016.

Remise de sa déception, elle a commencé à travailler à temps plein comme ambulancière, son « job de rêve », pour les Ambulances de Nouvelle-Galles-du-Sud, un emploi qu'elle conjugue avec ses séances d'entraînement et des conférences sur la motivation.

Après le début de l'épidémie de COVID-19, Jo Brigden-Jones a expliqué, lors de l'émission de radio ABC Grandstand, qu'on lui avait demandé de quitter Sydney pour la Gold Coast afin de s'y entraîner en vue de Tokyo 2020. Ce déplacement ayant été annulé à la suite du report des Jeux, elle a repris son métier d'ambulancière et transporte aujourd'hui les patients atteints du coronavirus.

Études de médecine

Le double athlète paralympique Kim Daybell aide lui aussi le système de santé publique britannique en ces temps difficiles.

Le jeune homme âgé de 27 ans est né avec le syndrome de Poland (il a une aplasie unilatérale du grand pectoral), ce qui ne l'a pas empêché de pratiquer son sport de prédilection, le tennis de table, tout en suivant des études de médecine. Il est sorti diplômé de l'Université de Leeds en 2018 et il travaille depuis comme médecin à l'hôpital Whittington dans le nord de Londres.

Kim Daybell devait débuter son entraînement pour Tokyo 2020 la semaine dernière, mais il a dû revoir ses plans à la suite du report des Jeux.

Ainsi qu'il l'a expliqué à la Fédération britannique de tennis de table handisport : « J'allais achever mon année de préparation et commencer ma formation à temps plein quand on m'a demandé si j'accepterais de travailler à 100 %, ce que je fais depuis cette semaine. Étudiant en chirurgie, je serai en charge de la gestion des patients atteints de la COVID-19. »

Je veux aider du mieux que je peux. Je suis heureux de pouvoir faire ça. Le plus dur pour les gens semble être ce sentiment d'impuissance. J'ai la chance d'avoir les capacités requises pour contribuer à la lutte contre l'épidémie et ça, c'est un plus.

La footballeuse Silvia Meseguer aide à l'hopital de campagne madrilène

La vice-capitaine de l'Atletico Madrid, Silvia Meseguer, s'est portée volontaire pour apporter son aide dans l'hôpital de campagne aménagé dans le centre des expositions IFEMA de la capitale espagnole. Silvia Meseguer a pris sa retraite internationale l'année dernière pour se consacrer à sa dernière année de médecine.

Avec l'aide d'Olympic.org