Les athlètes français condamnent les graffitis racistes à l’INSEP

La médaillée d'argent française Clarisse Agbégnénou sur le podium lors de la cérémonie protocolaire pour la catégorie des -63kg le 2 août 2016 à  la Carioca Arena de Rio de Janeiro.
La médaillée d'argent française Clarisse Agbégnénou sur le podium lors de la cérémonie protocolaire pour la catégorie des -63kg le 2 août 2016 à la Carioca Arena de Rio de Janeiro.

Des portraits d’athlètes français de couleur placés à l’extérieur de l’INSEP ont été taggés de propos racistes.

Les athlètes français ont exprimé leur dégoût et leur colère après la découverte d’inscriptions racistes sur trois photos d’athlètes français placées sur la clôture qui entoure l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) à Paris.

Les photos de médaillés olympiques comme Teddy Riner et Dimitri Bascou ont été taggées avec des insultes à caractère racial.

La pentathlète Élodie Clouvel a été la première à réagir sur Twitter, expliquant que ces tags découverts la laissaient sans voix.

L’INSEP de son côté a réagi en « condamnant fermement les insultes racistes », soulignant que l’Institut est « l’image de la diversité de la France : des femmes, des hommes de toutes origines, qui se dépassent pour faire gagner la France ».

Le tweet inclut les hashtags #sport #respect #fraternité.

Clarisse Agbégnénou, la judokate médaillée d’argent à Rio en 2016, s’est dite « choquée et triste » par les inscriptions sur les portraits de ses amis athlètes.

« Aucun ignorant ne pourra venir nous diviser », a-t-elle ajouté, citant Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine… »

La ministre des sports Roxana Maracineanu, elle-même médaillée en natation aux JO de Sydney 2000 a elle aussi condamné ces actes qu’elle a qualifiés « d’ignobles et lâches ».

Ghani Yalouz, médaillé d’argent à Atlanta 1996 en lutte et désormais directeur général de l’INSEP, a réagi avec force en postant le communiqué de presse de l’Institut.

« Nous ne baisserons pas la tête, nous ne céderons aucun terrain à la haine, à la lâcheté et la stupidité », a-t-il ajouté.

Le président du Comité d’organisation de Paris 2024 Tony Estanguet a pour sa part estimé que les graffitis étaient « insupportables » et « intolérables » avant de rappeler que « la famille olympique et paralympique restera intraitable et unie ».