Jean-Paul Helissey : « Le corps est notre première armure »

Bakou, AZERBAÏDJAN - 25 juin 2015 : Le fleurettiste Jean-Paul Helissey célèbre sa victoire en quart de finale de fleuret des Jeux Européens 2015.
Bakou, AZERBAÏDJAN - 25 juin 2015 : Le fleurettiste Jean-Paul Helissey célèbre sa victoire en quart de finale de fleuret des Jeux Européens 2015.

Le 24 juillet, certains des meilleurs athlètes au monde partageront leur expérience olympique ou paralympique inoubliable à l’occasion d’un festival d’été en ligne d’une semaine.

Ce festival d’expériences d’athlètes olympiques et paralympiques en ligne, hébergé par Airbnb, permettra au fans du monde entier de participer à plus de 100 activités interactives présentées par des athlètes de haut standing comme Naomi Osaka, Nicolas-Guy Turbide, Emilio Falla, Rui Hachimura ou encore Allyson Felix.

Le fleurettiste français Jean-Paul Helissey fait également partie de la liste. Pour Tokyo 2020, il revient sur ses Jeux Olympiques à Rio et détaille l’expérience qu’il offre pendant ce festival digital.

Originaire de Guadeloupe, Jean-Paul Helissey a débuté l’escrime au cercle des escrimeurs de Pointe-à-Pitre à l’âge de 5 ans. Une île qui, depuis la médaille d’or de Laura Flessel aux JO d’Atlanta 1996 à l’épée individuelle, n’a cessé de produire des médaillés olympiques en escrime, à l’image de Yannick Borel, Enzo Lefort et Jean-Paul Helissey

Le fleurettiste de 30 ans a progressivement gravi les échelons jusqu’à remporter la médaille d’argent par équipe en fleuret aux Jeux Olympiques de Rio 2016.

Il accorde une importance capitale au bien-être physique, que ce soit dans sa vie de sportif que dans sa vie personnelle.

Pourquoi avez-vous voulu participer à Airbnb Online Experience ?

J’ai développé un savoir-faire pendant 20 ans en tant qu’athlète de haut niveau et je le partage avec le plus grand nombre. C’est une chance d’avoir Airbnb en tant que partenaire du CIO car ils offrent aux athlètes un sponsoring qui sort du cadre habituel.

Que va apprendre un fan qui participe à l’expérience ?

On apprend les déplacements en escrime en mélangeant avec une session de cross-fit.

C’est une bonne session de cardio-training que l’on peut retrouver dans les salles de fitness avec les fondamentaux pour se déplacer en tant qu’escrimeur.

On monte en cardio sans avoir la technique pure d’escrime. On apprend les bases que l’on retrouve à très haut niveau et on mélange ça avec des exercices courants en salle de fitness. On met des petits challenges pendant la séance pour que tout le monde puisse s’amuser en transpirant.

La séance se déroule-t-elle uniquement autour du sport ?

Non, il y a aussi un jeu de questions réponses avec moi sur mon parcours. On échange sur ma carrière. C’est très ouvert. Comme les discussions qu'on peut avoir avec un ami.

Je vous ouvre les portes de mon salon, on transpire ensemble et à la fin, on discute. C’est l’esprit de cette séance.

Selon vous, pourquoi est-ce important de prendre soin de son corps ?

En tant qu’escrimeur, mon corps est ma première armure. Pour ne pas qu’elle faillisse, il faut bien la nourrir. Ça commence par l’alimentation et le temps de sommeil. C’est basique mais c’est essentiel. Il faut arriver à cet équilibre et cette compréhension de soi qui permet d’être performant. Sur la piste mais également dans la vie active. C’est quelque chose que j’aime beaucoup partager.

Bakou, AZERBAÏDJAN - 25 juin 2015 : (de gauche à droite) Le médaillé d’argent russe Timur Arslanov, le médaillé d’or italien Alessio Foconi, et les médaillés de bronze Jean-Paul Helissey (France) et Francesco Ingargiola (Italie) sur le podium du fleuret des Jeux Européens 2015.
Bakou, AZERBAÏDJAN - 25 juin 2015 : (de gauche à droite) Le médaillé d’argent russe Timur Arslanov, le médaillé d’or italien Alessio Foconi, et les médaillés de bronze Jean-Paul Helissey (France) et Francesco Ingargiola (Italie) sur le podium du fleuret des Jeux Européens 2015.
Matthias Hangst/Getty Images for BEGOC

Que représente votre médaille d’argent de Rio 2016 ?

Cette médaille représente toute une carrière. Vingt-cinq années se sont concrétisées par cette histoire olympique et en particulier cette médaille à Rio.

Cela va vraiment au-delà de l'aspect de la performance pure. C'est l'ensemble de sa carrière qu'il faut mettre en perspective.

Les différentes étapes qu'on a pu franchir pour arriver à ce moment précis et décrocher cette médaille d'argent.

Quelles ont été vos étapes pour arriver à cette médaille ?

J'ai commencé l'escrime à 5 ans en Guadeloupe. J’étais d’abord sur les compétitions régionales, puis nationales. En tant que Guadeloupéen, on pouvait participer aux compétitions panaméricaines et centraméricaines.

En 2004, j'ai pu faire ma première compétition internationale, les Championnats panaméricains à Rio. Mon histoire avec Rio est longue !

J’ai franchi cette première étape, remporter une compétition internationale, à l'âge de 14 ans.

Puis à l’âge de 15 ans, en France Métropolitaine, j’ai fait mes premiers Championnats du monde. En 2007, je suis devenu champion d’Europe junior puis numéro deux mondial en 2009.

J’ai ensuite rejoint l’INSEP, le centre d’entraînement olympique des équipes de France.

En 2015, j’ai été troisième aux Jeux Européen, puis j’ai rejoint les rangs de l'équipe de France olympique de fleuret en 2016.

C’est une timeline de 20 ans où tu remplis les cases qui te permettent de passer à l’échelon supérieur jusqu’à ce graal de qualification olympique qui est encore meilleur lorsque tu décroches une médaille.

C’est le point culminant de votre carrière ?

C'est sûr. C'est un moment fort. J’ai toujours mené de front ma carrière sportive et professionnelle Après Rio, j’avais envie de m’insérer dans le monde professionnel et j’ai rejoint KPMG au sein d’une équipe de fusion acquisition.

Quel a été votre sentiment à l’issue de cette finale ?

C’était un grand moment. La finale a été un petit peu difficile car nous ne sommes pas parvenus à décrocher l’or. En particulier sur mon relais où j’ai eu des difficultés. Mais ça fait partie du sport. Quand on accepte de monter sur la piste, on accepte de pouvoir gagner, mais aussi de pouvoir perdre. Ça fait partie de l'expérience.

Quels sont vos objectifs actuels ?

Cette année, j’étais blessé donc j’en ai profité pour ressourcer mon corps. La crise de COVID a également laissé le temps pour se reposer. Désormais, mon corps est rétabli et prêt à attaquer une nouvelle olympiade.

Tokyo 2020, c’est clairement l’objectif. Mais je suis sur un temps long et je regarde aussi vers Paris 2024...

Côtoyez les meilleurs athlètes du monde comme jamais. Inscrivez-vous sur Airbnb.com/festival pour interagir avec vos athlètes préférés pendant ce festival de cinq jours d'expérience olympique et paralympique digitale.You can watch the following experiences on the Olympic YouTube Channel:

Vous pouvez assister aux expériences suivantes sur la chaîne Youtube des Jeux Olympiques :

  • 24 juillet : Session d'ouverture avec Colin Jackson, Pita Taufatofua et Tanni Grey-Thompson - 19h UTC / 21h Paris
  • 25 juillet : Surmonter les difficultés avec Yusra Mardini - 17h UTC / 19h Paris
  • 26 juillet : Leçons de vie avec la multiple championne olympique Allyson Felix - 23h UTC (25 juillet) / 1h Paris
  • 26 juillet : L'histoire de Mary Wineberg - 1h UTC / 3h Paris
  • 26 juillet : Avoir plein de ressources avec Pita Taufatofua - 9h UTC / 11h Paris
  • 26 juillet : Sillonner le globe virtuel en vélo avec Jonny Brownlee 15h UTC / 17h Paris
  • 27 juillet : Dînez avec Colin Jackson - 11h UTC / 13h Paris
  • 29 juillet : Échauffez-vous avec Naomi Osaka - 23h UTC (28 juillet) / 1h Paris
  • 30 juillet : Devenez le roi des sneakers avec Rui Hachimura - Minuit UTC / 2h Paris