Ikee Rikako redonne de l’espoir en cette période de coronavirus

Jakarta, INDONÉSIE - 21 août 2018 : De gauche à droite, la Chinoise Zhang Yufei, la japonaise Ikee Rikako et la Sud-Corééenne An Seh-yeon après le 100 m papillon des Jeux Asiatiques 2018.
Jakarta, INDONÉSIE - 21 août 2018 : De gauche à droite, la Chinoise Zhang Yufei, la japonaise Ikee Rikako et la Sud-Corééenne An Seh-yeon après le 100 m papillon des Jeux Asiatiques 2018.

Le report des Jeux de Tokyo 2020 permet d’esquisser un léger espoir pour la nageuse japonaise qui s’est battue contre une leucémie.

N’appelez pas cela un retour. Pas encore. Pour IKEE Rikako, ce sera sûrement pour Paris 2024 voire Los Angeles 2028.

La jeune athlète qui était un espoir si prometteur pour Tokyo 2020 a du faire face à un cancer il y a plus d’un an et n’a pu faire son retour dans une piscine que le 17 mars dernier. La première fois depuis que sa leucémie a été diagnostiquée. C’était son premier saut en 406 jours.

« Mon médecin m’a enfin donné la permission de replonger dans un bassin » pouvait-on lire sur le compte Instagram d’Ikee. « 406 jours ! Je n’arrive pas décrire comment je me sens tellement je suis heureuse. J’ai beaucoup de chance. »

« Le coronavirus s’est propagé dans tout le Japon et le monde. Je prend ma part de responsabilité en prenant soin de moi pour rester en bonne santé, et j’espère que la situation se calmera le plus tôt possible. »

Le début du chemin

La première session de natation d’ikee n’était qu’une petite étape dans le chemin de son rétablissement total, mais c’était une délivrance tant attendue pour l’athlète de 19 ans et pour le Japon, dans cette période où les bonnes nouvelles se font très rares.

Pour beaucoup d’athlètes s’entraînant pour atteindre leur pic de forme à Tokyo 2020 - comme Ikee il fut un temps - la décision de reporter les Jeux en 2021 en raison de la pandémie de coronavirus était compliquée à encaisser.

Les athlètes devront recommencer leur préparation une fois que cette crise mondiale sera terminée, et personne ne sait vraiment quand ce moment arrivera.

Un arrêt dans sa carrière

Au début de l’année 2019, la carrière d’iker a pris un tournant inattendu. Elle a dominé la compétition des Jeux Asiatiques 2018 en Indonésie, remportant six épreuves avant d’être nommée MVP des Jeux.

Détentrice de 11 record nationaux et d’un sourire rayonnant, elle était destinée à être l’une des stars des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à domicile, mais après avoir ressenti des difficultés inhabituelles pour respirer en février 2019, lors d’un stage d’entraînement en Australie, elle a été diagnostiquée d’une leucémie.

Le mois dernier, Ikee a repris l’entraînement. Dans sa première interview depuis ce 19 février 2019, elle a confié qu’elle se sentait « chanceuse d’être en vie ». D’un point de vue réaliste, même avec le report d’un an des Jeux, il est difficile d’avancer qu’elle pourra participer à Tokyo 2020.

De nouveau médaillée d’or, Ikee Rikako célèbre son sixième titre lors des Jeux Asiatiques 2018.
De nouveau médaillée d’or, Ikee Rikako célèbre son sixième titre lors des Jeux Asiatiques 2018.
2018 Getty Images / Lintao Zhang

Un léger espoir

Mais il y a toujours de l’espoir. Jeudi dernier (26 mars), les sélections japonaises pour les Jeux Olympiques ont été annulées par le gouvernement métropolitain de Tokyo afin de contenir le virus. Techniquement, seul le nageur SETO Daiya, champion du monde en titre du 200 et 400 m quatre nages, est qualifié pour les JO. 

Dans cette période irréelle, de petits espoirs sont mieux qu’aucuns, particulièrement pour le Japon qui doit composer avec le premier report de l’histoire des Jeux Olympiques. 

Ikee est loin d’être complètement revenue. Mais en replongeant dans les bassins, simplement, elle a offert à son pays et peut-être au monde entier un rayon de soleil salvateur. 

Espoir.


Par Olympic Channel.