IKEE Rikako est qualifiée pour le relais 4x100 m japonais des Jeux de Tokyo en 2021

La nageuse japonaise Rikako Ikee célèbre son titre sur 100 m papillon lors de la Coupe du monde 2018.
La nageuse japonaise Rikako Ikee célèbre son titre sur 100 m papillon lors de la Coupe du monde 2018.

La nageuse de 20 ans a remporté le 100 m papillon des sélections olympiques japonaises pour le relais 4 x 100 m quatre nages en 57,77 s, deux ans après une leucémie et sept mois après son retour en compétition.

IKEE Rikako l’a fait. 

Deux ans après avoir été diagnostiquée d’une leucémie et sept mois après son retour à la compétition, Ikee a validé sa participation pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en 2021. En remportant le 100 m papillon des sélections olympiques japonaises, la jeune nageuse s’est qualifiée au sein du relais 4 x 100 m quatre nages japonais.

Son chrono de 57,77 s n’était pas suffisant pour l’épreuve individuelle, dont les minima sont fixés à 57,66 s. Il lui permet cependant de remplir les minima du relais (57,92 s).

Plus que personne, Ikee n’arrivait pas à croire qu’elle a finalement pu remporter son billet pour les Jeux de Tokyo en 2021, qui se dérouleront dans sa ville natale. 

Après tout, lorsqu’elle a pris la parole pour la première fois après son combat contre la leucémie, en février 2020, elle évoquait le « miracle » d’être en vie. Elle a désormais réalisé un deuxième miracle.

« Je n’ai pas les mots pour décrire la joie que j’éprouve », a déclaré Ikee qui n’a pas pu retenir ses larmes aux Centre aquatique de Tokyo. « À cet instant, je me souviens de tous les efforts que j’ai dû faire pour en arriver là. Je suis choquée. Je n’arrive même pas à donner du sens à tout cela. Je pense qu’il va falloir du temps. »

« Il n’y a aucun rapport avec la confiance que j’avais il y a cinq ans, lors des sélections olympiques. Je pensais que gagner avec un tel niveau de concurrence était trop compliqué. Mais je me suis mis au travail. »

« Le peu de confiance que l’on a ou la difficulté de la tâche n’est pas un problème, tant que l’on travaille dur pour obtenir ce que l’on veut. »

« Avant la course, je me suis dit : "Je suis chez moi. Ma place est ici." »

Combattre dans l’incertitude

Pour atteindre la finale, Ikee a réalisé le troisième temps des demi-finales de samedi 3 avril, avec 58,58 s. 

Même si elle détient le record du Japon sur 100 m papillon (56,08 s), Ikee n’était pas confiante avant la course. Elle a devancé Hasegawa Suzuka, arrivée en deuxième position, de 0,41 s et elle savait que cela allait être difficile.

« Je me suis toujours dit que j’ai éprouvé le plus de difficultés à retrouver ma posture sur papillon. Et je n’aurais jamais pensé pouvoir remporter cette course », a-t-elle confié. « Je me souviens de la première fois que j’ai repris le papillon après mon retour (le 20 février). Je pensais qu’il aurait fallu du temps avant d’avoir une chance sus pap. »

« Je suis vraiment heureuse d’avoir gagné aujourd’hui mais si vous me demandez si j’ai une chance d’être au contact des meilleures nageuses au monde, ma réponse serait non. J’ai encore beaucoup de travail. »

Pourtant, l’entraîneur japonais HIRAI Norimasa n’est pas aussi surpris de son résultat. Ce qui l’a surpris, c’est son chrono.

« Je suis l’entraîneur national donc je ne devrais pas faire de pronostics, mais je savais qu’elle allait gagner aujourd’hui. Cependant, son chrono m’a choqué. Elle a réussi à tout rassembler : technique, force mentale, malgré la fatigue de la veille. C’est vraiment impressionnant. »

Cependant, son chrono m’a choqué. Elle a réussi à tout rassembler : technique, force mentale, malgré la fatigue de la veille. C’est vraiment impressionnant.

HIRAI Norimasa, entraîneur national du Japon

Le retour de Tokyo dans le viseur

Le meilleur résultat d’Ikee Rikako des sept épreuves auxquelles elle a participé à Rio 2016 est une cinquième place sur 100 m papillon.

Depuis son retour l’année dernière, elle n’a cessé de répéter que son but était de participer aux Jeux de Paris 2024. Mais ses plans ont désormais changé. Et les rêves de Tokyo qu’elles avait abandonnés sont désormais de retour.

« Je pense que cette expérience de Tokyo 2020 va m’aider pour Paris 2024 », a-t-elle ajouté.

Lors des autres finales de la journée, KOBORI Waka et NAMBA Miyu se sont qualifiées pour le 400 m nage libre féminin en 4 min 05 s 34 et 4 min 05 s 36.

La star montante du 100 m brasse masculin a quant à lui remporté sa finale en 59 ,30 s.

By the Olympic Channel .