Grand Slam de Tel Aviv : les Françaises sont toujours au sommet

Tel-Aviv, ISRAËL - 19 février 2021 : La judokate française Shirine Boukli lors du Grand Slam de Tel-Aviv, où elle a remporté la médaille d'or chez les -48 kg.
Tel-Aviv, ISRAËL - 19 février 2021 : La judokate française Shirine Boukli lors du Grand Slam de Tel-Aviv, où elle a remporté la médaille d'or chez les -48 kg.

Le premier Grand Slam de l’année 2021 a eu lieu du 18 au 20 février à Tel Aviv, en Israël, et les judokates françaises de nouveau excellé, avec un bilan de 6 médailles dont 3 en or. Elles confirment leur domination sur le plan mondial, à cinq mois des JO de Tokyo 2020.

Pour la deuxième fois consécutive en tournoi majeur, la France repart en tête du classement des médailles. À l’instar du Masters de Doha en janvier dernier, la délégation française a brillé parmi les meilleurs judokas mondiaux au Grand Slam de Tel Aviv (18-20 février). Au total, six médailles ont été remportées, dont trois en or, deux en argent et une en bronze.

Mais si Teddy Riner, qui n’a pas combattu ce week-end, était le seul judoka à avoir remporté une médaille à Doha chez les hommes, seules les filles sont montées sur le podium à Tel Aviv. Une nouvelle démonstration de force de l’équipe de France de judo féminine, dont toutes les athlètes présentes lors de ce Grand Slam, la catégorie la plus prestigieuse du World Tour, figuraient dans le top 10 mondial.

Boukli clôture la première journée avec l’or

C’est Shirine Boukli (22 ans) qui a ouvert le bal doré. Dès le premier jour de compétition, la jeune championne d’Europe 2020 a remporté la médaille d’or chez les -48 kg après une finale contre la numéro 2 mondiale ukrainienne Daria Bilodid, double championne du monde. Le combat est allé jusqu’au golden score mais après deux minutes, Boukli a fait tombé son adversaire pour s’emparer de l’or.

Une belle revanche de la Française qui, il y a un an lors du Grand Slam de Paris, perdait en demi-finale contre Bilodid, au golden score également.

C’est le deuxième titre en Grand Slam pour Boukli, après la médaille d’or obtenue à Düsseldorf en 2020. Elle confirme ainsi son statut de prétendante à la sélection pour Tokyo 2020, elle qui figure au neuvième rang mondial, derrière la Française Mélanie Clément, septième, qui s’est inclinée en demi-finale contre sa compatriote à Tel Aviv.

« Shirine a confirmé qu’elle arrivait comme une fusée en battant trois autres combattantes qui sont dans le top 8 mondial dont Mélanie Clément et Daria Bilodid, qu’elle a battue avec la manière. Shirine a vraiment fait une super compétition », a commenté le directeur de la haute performance Larbi Benboudaoud.

Sarah-Léonie Cysique (22 ans) a quant à elle remporté la médaille d’argent dans la catégorie des -57 kg. La vice-championne du monde 2019 a perdu en finale contre l’Israëlienne Timna Nelson Levy, qui évoluait à domicile.

Nouvelle épisode de la lutte pour la sélection olympique lors du deuxième jour

Deuxième jour de compétition, deuxième rebondissement dans la lutte à la sélection olympique. Chez les -70 kg, cette fois-ci. Marie-Ève Gahié (24 ans) et Margaux Pinot (27 ans) occupent respectivement les première et deuxième places mondiales, mais une seule d’entre elles s’envolera pour Tokyo 2020. Les deux judokates françaises étaient en lice ce week-end, et c’est Margaux Pinot qui a remporté l’or, Marie-Ève Gahié se contentant du bronze. Mêmes résultats que les Championnats d’Europe 2020, en novembre dernier. 

En finale, Pinot a pris le meilleur sur l’Allemande Miriam Butkereit, après avoir lancé quasiment toutes les attaques, dans le golden score à la suite d’une troisième pénalité contre son adversaire. 

« Je me suis un peu mise en danger pour rien mais je gagne au final. C'est bien pour l'expérience et les points », a-t-elle déclaré au micro de l’Équipe

Pinot en a également profité pour commenter cette rivalité dans la course aux JO. 

« Cette concurrence est saine, on ne se fait pas la guerre mais on ne fait pas semblant non plus. J'aime bien cette situation. »

Démonstration de Dicko pour le troisième jour

La double championne d’Europe de 21 ans Romane Dicko est entrée en scène lors du troisième et dernier jour de compétition. Si elle n’est que 7e mondiale chez les +78 kg, la jeune judokate est arrivée à Tel Aviv en ayant remporté ses 18 derniers combats, avec cinq titres lors de ses cinq dernières compétitions internationales. Et une nouvelle fois, Dicko a prouvé qu’elle était une véritable candidate à la médaille d’or olympique dans cinq mois, en remportant sa catégorie sans éprouver de difficulté.

En finale, elle a coupé court aux débats en 25 secondes contre la Portugaise Rochele Nunes, 12e mondiale, grâce à un makikomi (projection au sol) suivi d’une immobilisation.

« J'étais prête à me battre, et j'essayais de faire de mon mieux à chaque prise. C'était la première, c'était la bonne », a déclaré Dicko après le combat à Euronews, qui en est désormais à 23 victoires consécutives.

La judokate de 28 ans Fanny-Estelle Posvite a quant à elle remporté l’argent chez les -78 kg, tout comme en octobre dernier lors du Grand Slam de Budapest. Troisième au classement mondial, elle est à la lutte avec une autre Française pour la sélection olympique : Madeleine Malonga, qui siège au premier rang mondial.

« Le bilan est bien entendu satisfaisant car on revient avec la place de 1ère nation, mais on voit qu’il y a encore beaucoup de travail à faire avec les garçons. On va retourner au charbon ! », a conclut Larbi Benboudaoud.

Prochain épisode du 5 au 7 mars avec le Grand Slam de Tashkent (Ouzbékistan).