Deux victoires, de la jeunesse et du positif pour les Bleues en Golden League

Hambourg, ALLEMAGNE - 17 décembre 2017 : La Française Allison Pineau lors d’un match contre la Norvège aux Championnats du monde de handball féminin.
Hambourg, ALLEMAGNE - 17 décembre 2017 : La Française Allison Pineau lors d’un match contre la Norvège aux Championnats du monde de handball féminin.

L’équipe de France de handball féminin s’est retrouvée ce week-end au Danemark, pour la première étape de Golden League 2020-2021. Un bilan positif et riche d’enseignements pour les Bleues, à deux mois de l’Euro 2020.

La grosse victoire de la France 23-37 face à l’hôte danois lors de ce dernier match de Golden League (1-4 octobre) est symbolique d’une dynamique retrouvée. Près d’un an après la dernière compétition internationale (Mondial 2019, 13e place), les Bleues sont parties du pays scandinave avec un bilan de deux victoires et une défaite.

Une première rencontre dominée face au Monténégro (29-13) puis les Françaises se sont inclinées face à une bonne équipe de Norvège (29-28) avant de prendre le meilleur sur le Danemark dans un match serré.

Malgré un faux-pas contre les doubles championnes olympiques norvégiennes (2008, 2012), qui n’en n’était pas vraiment un tant les Bleues ont montré une belle entente, notamment sur le plan défensif, la Golden League a permis à la France de se rassurer à deux mois de l’Euro 2020 (4-20 décembre).

« On a retrouvé des sourires »

Partie du Mondial 2019 sur une note amère, l’équipe de France de handball féminin n’ayant pas réussi à conserver son titre remporté en 2017, la formation dirigée par Olivier Krumbholz avait à coeur de prendre du plaisir et de retrouver du rythme pour entamer un nouveau cycle.

« Le bilan est positif, on a retrouvé des sourires et cela fait du bien » confiait Laura Flippes, qui a inscrit 4 buts contre le Danemark. « Bien sûr, il faudra étudier tout ce qu’il y à travailler. Nous avons eu de très bonnes périodes défensives. Malgré les pertes de balles, je trouve que nous avons beaucoup travaillé en attaques placées et en montées de balle. »

Le talent de la jeunesse

Encore du travail, comme l’explique l’arrière de 25 ans et le confirme l’entraîneur des Bleues, qui a deux mois pour « approfondir le travail vidéo et tactique adaptés à l’adversaire » avant l'Euro.

Mais le coach Krumbholz repart du Danemark avec de nouvelles certitudes, bienvenues sur la route des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 pour lesquels l’équipe de France féminine est déjà qualifiée. Forte d’une génération talentueuse, qui a notamment rapporté une médaille d’argent olympique à Rio 2016 et une médaille d’or aux Championnats du monde 2017, symbolisée par la longévité d’Allison Pineau (250e sélection contre le Danemark), les Bleues sont désormais composées d’un mélange d’expérience et de jeunesse qui commence à bien fonctionner.

« Une saine concurrence »

Notamment lors du dernier match contre le Danemark où la Brestoise de 19 ans Pauletta Foppa a conforté sa légitimité, elle qui avait déjà terminé la rencontre face à la Norvège en tant que meilleure buteuse française (5 réalisations) et qui s’installe peu à peu comme une valeur sûre des Bleues avec ses 21 sélections.

« Le rayon de soleil est venu des 10 dernières minutes où on a retrouvé des arrières dangereuses et une Pauletta Foppa enfin servie dans de bonnes conditions. Cela fait très plaisir. Aujourd’hui on n’a pas spécialement cherché à mettre l’accent sur le plan tactique mais plutôt à travailler sur notre jeu. », se réjouissait le coach.

Le sélectionneur français est heureux de pouvoir compter sur un groupe où les complémentarités en termes de jeu et d’expérience deviennent naturelles.

« On peut construire autour de ce qu'on voit là, il y a une belle richesse sur tous les postes », détaillait-il au journal l’Équipe. « C'est une saine concurrence, c'est bien. »

« On est obligés de monter notre niveau »

La capitaine Siraba Dembélé-Pavlovic, de retour dans le groupe après la naissance de ses jumeaux et 18 mois d’absence, se réjouit elle aussi de bénéficier de jeunes talents pour améliorer le niveau de la sélection.

« Les jeunes apportent énormément de fraîcheur, d'intensité, donc on est obligés de monter notre niveau aussi. Ça augmente le niveau des entraînements. » 

Après cette compétition amicale où le sélectionneur Krumbholz pouvait composer son groupe de 21 joueuses, seulement 18 femmes se rendront au Danemark et en Norvège pour l’Euro 2020 tandis que 8 mois plus tard pour les Jeux de Tokyo, les Bleues ne seront que 14. 

L’objectif est désormais de conserver le titre de championne d’Europe, acquis en 2018, dans deux mois, avant l’heure des choix pour les JO.