Coupe du monde de Pau : Lafont et Prigent font le doublé

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 6 août 2016 : La Française Marie-Zélia Lafont lors de l’épreuve de kayak slalom (K1) des Jeux Olympiques de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 6 août 2016 : La Française Marie-Zélia Lafont lors de l’épreuve de kayak slalom (K1) des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Après les sélections olympiques en octobre dernier, le stade d’eaux vives de Pau accueillait une manche de la Coupe du monde de canoë slalom, du 6 au 8 novembre. Les Françaises Marie-Zélia Lafont et Romane Prigent ont terminé sur les plus hautes marches du podium en kayak (K1).

C’est la plus belle des confirmations. Un mois après avoir décroché son billet pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, la Française Marie-Zélia Lafont a remporté la Coupe du monde de canoë slalom de Pau, dans le sud-ouest de la France. À 33 ans, celle qui a participé aux Jeux de Rio 2016 a démontré qu’elle méritait amplement sa qualification pour Tokyo 2020 en s’imposant dans cette manche de coupe du monde, où 100 des meilleurs athlètes mondiaux étaient présents, issus de 23 nations, dans une compétition qui se déroulait à huis clos.

Une finale maîtrisée pour Lafont

En finale, Marie-Zélia Lafont n’a pas tremblé et seule une petite pénalité a apporté un peu de suspense alors qu’elle maîtrisait sa navigation sur le stade d’eaux vives de Pau.

« C'est spécial, mais même si les meilleures n'étaient pas là, l'équipe de France est très forte », a déclaré Lafont à la Fédération internationale de canoë-kayak. « Je n'étais pas trop relâchée et j'avais besoin d'être bien préparée car il y avait une belle concurrence internationale. Je suis satisfaite de la manière dont je pagaie. »

Seule sa compatriote Romane Prigent a pu l’inquiéter sur le début du parcours. La cousine de Camille Prigent était en tête après le passages des premières portes mais une petite erreur à mi-parcours lui a fait perdre du temps, avant de récolter à son tour une pénalité. L’Ukrainienne Viktoriia Us complète le podium de l’épreuve de kayak dames.

Résultats décevants chez les hommes

En kayak hommes, seuls les Français Anatole Delassus et Benjamin Renia sont parvenus à accéder à la finale, terminant respectivement à la 9e et 10e place. Le détenteur du billet pour Tokyo 2020 Boris Neveu est quant a lui resté au stade des demi-finales en raison d'une porte manquée et d'une pénalité de 50 secondes.

C’est le quintuple champion de Suisse Martin Dougoud qui s’est imposé, devant le Tchèque Tomas Zima et l’Argentin Thomas Bersinger.

« J'ai fait quelques erreurs, mais c'était une belle manche », a confié le vainqueur suisse Martin Dougoud à la ICF. « L'année dernière, j'étais stressé et j'ai fait beaucoup d'erreurs en raison de la sélection olympique. J'étais peut-être plus relâché aujourd'hui. »

Chez les hommes, toujours, mais en canoë (C1), aucun français n’a accédé à la finale. Après des sélections très disputées il y a un mois, l’heureux élu Martin Thomas a manqué sa demi-finale, terminant à la 22e et dernière place, tandis que le champion olympique en titre Denis Gargaud-Chanut, qui avait déclaré qu’il n’était pas totalement prêt, a fini 19e, 7 places derrière le premier français Jules Bernardet (12e).

Finale pour Angele Hug

Une Française est parvenue à atteindre la finale de canoë dames, la Paloise Angele Hug, qui a terminé 8e. Marjorie Delassus, qui représentera la France aux Jeux Olympique de Tokyo 2020, a quant à elle terminé 11e et Lucie Baudu juste derrière sa compatriote à la 12e place. 

C’est la Brésilienne Ana Satila qui a remporté la finale, devant Viktoriia Us qui participait également à l’épreuve de canoë, et la Tchèque Tereza Kneblova.