Ces femmes qui ont inspiré le monde du sport

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 06 août 2016 : Yusra Mardini, de l'équipe olympique des réfugiés, participe au 100 m papillon féminin lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 06 août 2016 : Yusra Mardini, de l'équipe olympique des réfugiés, participe au 100 m papillon féminin lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Découvrez ces femmes inspirantes qui jouent un rôle capital dans le mouvement olympique et bien au-delà.

Elles font non seulement tomber les barrières dans le sport, mais elles aident aussi à lutter contre les préjugés. Leur force et leur détermination servent d'exemple aux femmes du monde entier.

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 13 août 2016 : L'Américaine Ibtihaj Muhammad exprime sa joie lors de la demi-finale de sabre féminin par équipe entre les États-Unis et la Russie pendant les JO de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 13 août 2016 : L'Américaine Ibtihaj Muhammad exprime sa joie lors de la demi-finale de sabre féminin par équipe entre les États-Unis et la Russie pendant les JO de Rio 2016.
Tom Pennington/Getty Images

Ibtihaj Muhammad - Une athlète qui casse les codes

L'escrimeuse américaine a été une pionnière pour les femmes musulmanes dans le domaine du sport.

À Rio en 2016, la médaillée de bronze de sabre par équipe est devenue la première athlète américaine à porter un hijab aux Jeux olympiques et, un an plus tard, elle a fait dessiner une Barbie à son effigie.

Le magazine Time l'a nommé dans la liste des 100 personnalités les plus influentes en 2016. La jeune femme de 34 ans est devenue conférencière et ambassadrice sportive dans le cadre de l'initiative « Empowering Women and Girls Through Sport » du département d'État américain.

En 2018, elle a publié son premier mémoire Proud: My Fight for an Unlikely American Dream (Fière : mon combat pour un rêve américain innatendu, en français) et s'exprime en toute transparence sur les réseaux sociaux.

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 09 août 2016 : L'Américaine Serena Williams lors d'un match contre l'Ukrainienne Elina Svitolina lors des Jeux Olympiques de Rio.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 09 août 2016 : L'Américaine Serena Williams lors d'un match contre l'Ukrainienne Elina Svitolina lors des Jeux Olympiques de Rio.
Clive Brunskill/Getty Images

Serena Williams - Un vent nouveau

Il n'est pas exagéré de dire que la réputation de Serena Williams a dépassé les limites du tennis - elle est devenue une icône pour les femmes du monde entier.

En vertu des nouvelles règles de la WTA, les joueuses qui reviennent d'une grossesse ou d'une blessure de longue durée pourront toujours utiliser leur classement lors de tournois ultérieurs. Pour la grossesse, cette période commence désormais à la naissance de l'enfant, et les joueuses peuvent utiliser ce classement spécial pendant trois ans.

Ces changements ont été en partie motivés par la grossesse de Serena Williams, qui a fait une pause en 2017 alors qu'elle était classée numéro 1 mondial. Lorsqu'elle est revenue jouer en mars après avoir donné naissance à sa fille, son classement n'était pas approprié à Indian Wells et à Miami et elle a perdu prématurément pendant ces deux tournois.

« Je pense que le fait d'avoir vécu cette expérience m'a vraiment ouvert les yeux. L'aurais-je fait plus tôt s'il y avait eu des changements de réglements différents ? Je ne sais pas », a-t-elle déclaré au média américain CNN.

Serena Williams partage aussi ouvertement son opinion sur de nombreuses autres questions, dont l'allaitement.

Liverpool, ANGLETERRE - 29 avril 2016 : Ramla Ali (en rouge) contre Chloe Jade Pearce pendant leur combat (54 kg) lors des Championnats d’Angleterre de boxe.
Liverpool, ANGLETERRE - 29 avril 2016 : Ramla Ali (en rouge) contre Chloe Jade Pearce pendant leur combat (54 kg) lors des Championnats d’Angleterre de boxe.
2016 Getty Images / Jan Kruger

Ramla Ali - La rédemption par la boxe

Ali a quitté la Somalie pour s'installer en Angleterre en tant que réfugiée de guerre. Elle a remporté le championnat national des novices en 2015, puis le championnat national de boxe élite d'Angleterre en 2016. Pendant longtemps, sa famille ne savait pas qu'elle boxait et ses parents ne se doutaient même pas qu'elle avait remporté un titre national !

Etre la première championne de boxe musulmane n'était pas exactement le futur que les parents de Ramla avaient imaginé pour elle.

« Ma mère... à ses yeux, pour être une bonne musulmane, il faut être complètement couverte. Mais je pense que les choses fonctionnent différemment pour d'autres. Ma mère avait peur du regard des autres. Elle se disait : 'Que penseront les gens ?' »

Ramla a commencé la boxe par hasard, suite à un problème de surpoids et à des moqueries à l'école.

« J'ai commencé à aller à la salle de sport. À l'époque, il n'y avait pas Instagram pour vous apprendre les exercices que vous devez faire, alors il fallait deviner. Ce n'était pas amusant quand j'étais jeune. Je me suis retrouvé dans un cours de boxe et ma réaction a été : 'Wow, c'est incroyable, j'adore!' »

« Je n'avais pas d'amis à l'école, mais je me suis fait des amis en boxe. C’était comme une deuxième famille. »

En sensibilisant la communauté somalienne ainsi que le sport pour les femmes, elle marque les esprits.

Chloe Anderson – Sois toi-même

En 2016, le Comité International Olympique a annoncé que les athlètes transgenres pouvaient participer aux compétitions sans devoir subir d'opération. Cette décision est entrée dans l'histoire du monde du sport.

Si Chloe Anderson a écrit sa propre histoire, en devenant la première athlète transgenre de l'équipe inaugurale de beach volley de l'université de Santa Cruz aux États-Unis, elle a eu du mal à trouver sa place.

Mais comme le révèle Chloe dans le documentaire Identify, elle est « finalement devenue la personne qu'elle a toujours voulu être ».

J'ai toujours voulu être femme, j'ai toujours voulu être une fille.

J'ai réalisé que ce que je ressentais, c'était d'être transgenre.

Baden-Baden, Allemagne – 16 décembre 2018 : Kristina Vogel pose avec son trophée après le gala des athlètes allemand de l’année.
Baden-Baden, Allemagne – 16 décembre 2018 : Kristina Vogel pose avec son trophée après le gala des athlètes allemand de l’année.
Alexander Hassenstein/Bongarts/Getty Images

Kristina Vogel - Ne jamais renoncer

La cycliste allemande a eu un accident d'entraînement quatre mois après être devenue championne du monde pour la onzième fois. La façon dont elle a accepté cette situation a imposé le respect, et c'est l'absence de frustration qui est le plus surprenant dans sa réaction.

« Je ne dois pas en vouloir à la personne avec laquelle j'ai eu une collision parce que je n'ai aucune colère contre lui », a déclaré Kristina Vogel.

Son absence est une perte énorme pour le sport allemand.

« L'une des choses qui me fait le plus mal est que je ne peux pas être là pour les fans ».

Mais la double championne olympique reste optimiste quant à la possibilité d'être présente pour donner des conseils à ses coéquipières qui pourraient en avoir besoin au Japon.

« Je pense que je vais me rendre aux Jeux olympiques de Tokyo. Pas en tant qu athlète mais je resterai proche du monde du cyclisme. »

La nageuse réfugiée Yusra Mardini charme ses fans
01:54

Yusra Mardini - Le courage n'a pas d'âge

À seulement 22 ans, elle a déjà laissé sa marque dans l'histoire du sport et des droits de l'homme. La réfugiée et nageuse syrienne Yusra Mardini a reçu une ovation aux Jeux de Rio 2016, un an seulement après avoir aidé à mettre hors de danger un bateau en perdition transportant des réfugiés en Méditerranée.

Yusra a partagé son incroyable histoire dans un livre intitulé Butterfly et un film sortira bientôt sur cette jeune nageuse exemplaire.

Le film racontera l'histoire de Yusra Mardini, qui a fui la Syrie en 2015, se rendant d'abord au Liban puis en Turquie, où sa famille a pris un bateau à destination de l'île grecque de Lesbos.

Au cours du voyage, le moteur du bateau est tombé en panne, ce qui a poussé Mardini et sa jeune sœur Sara à prendre la mer et à mettre le bateau à l'abri, une tâche éreintante qui a duré plus de trois heures.

Mardini, sa soeur et ses parents ont finalement atteint l'Allemagne où elle a pu reprendre son entraînement.

Plus tard, elle est devenue membre de l'équipe des athlètes olympiques réfugiés, puis a été nommée la plus jeune ambassadrice du UNHCR. Sa détermination peut faire changer le monde et l'âge n'a rien à voir là-dedans.

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 11 août 2016:  La gymnaste américaine Simone Biles sur la poutre lors de l’épreuve de concours général des JO de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 11 août 2016: La gymnaste américaine Simone Biles sur la poutre lors de l’épreuve de concours général des JO de Rio 2016.
Alex Livesey/Getty Images

Simone Biles - La gravité au défi

La quadruple championne olympique de gymnastique est actuellement la gymnaste la plus titrée des championnats du monde et la première Afro-Américaine à remporter un titre mondial en concours général.

« Mais j'ai aussi travaillé très dur pour en arriver là ».

Il est fort probable qu'elle fasse le plein de médailles à Tokyo 2020, tout comme elle l'a fait à Rio 2016.

« C'est un peu fou parce qu'en 2016, je n'imaginais pas que je feras ce parcours une nouvelle fois", a-t-elle confié.

Si elle réitère sa performance des championnats du monde à Tokyo, Simone Biles remportera neuf médailles d'or olympiques, ce qui la mettra à égalité avec Larissa Latynina (URSS) en terme de nombre de médailles olympique.

« Si ça se passe comme aux Mondiaux de 2019, je serais très heureuse», a-t-elle déclaré.

50 % – La fin des inégalités

Saviez-vous que le nombre d'athlètes féminines aux Jeux olympiques approche les 50 % ?

Depuis 2012, les femmes participent à tous les sports olympiques et tous les nouveaux sports qui seront inclus aux Jeux doivent désormais comporter des épreuves féminines. Le CIO a augmenté le nombre d'épreuves féminines au programme olympique dans le but de favoriser l'égalité des sexes.

Encourager la participation des femmes dans le sport est une priorité pour Tokyo 2020.

Au cours de l'année dernière, le CIO a intensifié la promotion de l'égalité des sexes, non pas seulement aux Jeux, mais aussi dans l'ensemble du mouvement olympique et au-delà.

Les Jeux olympiques de la jeunesse de Buenos Aires 2018 ont été le premier événement du CIO présentant une répartition égale d’athlètes hommes et femmes.

Le changement prend du temps, mais il est en bonne voie.