Agbégnénou, Malonga, Dicko… La sélection française féminine de judo pour Tokyo 2020 a été dévoilée

Osaka, JAPON - 22 novembre 2019 : La Française Amandine Buchard (en blanc) célèbre sa victoire en finale du Grand Slam d’Osaka contre la Japonaise ABE Uta dans la catégorie des -52 kg.
Osaka, JAPON - 22 novembre 2019 : La Française Amandine Buchard (en blanc) célèbre sa victoire en finale du Grand Slam d’Osaka contre la Japonaise ABE Uta dans la catégorie des -52 kg.

À mesure que Tokyo 2020 approche, les différentes sélections de l'équipe de France se font connaitre. Aujourd'hui, la Fédération française de judo a dévoilé son équipe de France féminine. Un casting de haut niveau qui devrait briller à Tokyo à l'été 2021.

À bientôt 100 jours des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 qui se dérouleront en 2021, le rythme des sélections s’accélère et la liste des Français qui se rendront aux Jeux se précise.

Aujourd’hui, la Fédération française de judo a annoncé les judokates sélectionnées pour Tokyo (sous réserve de la validation du CNOSF).

La densité de judokates de très haut niveau dans toutes les catégories allait forcément déboucher sur un choix difficile pour la FFJ, car seule un athlète par genre, catégorie de poids et pays est autorisé à participer aux Jeux Olympiques.

« Ce n'est vraiment pas simple car nous avons une très belle équipe de France. Comme je dis souvent, ce sont des problème de riches, mais nous avons dû faire des choix et on espère que cette équipe sera la plus performante possible aux Jeux de Tokyo cet été », a déclaré Larbi Benboudaoud, le directeur de la haute performance du judo en charge de la sélection.

Les six Françaises sélectionnées figurent toutes dans le top 9 mondial de leur catégorie, dont trois d'entre elles occupent la première place (Amandine Buchard, Clarisse Agbégnénou et Madeleine Malonga).

Seule la judokate de la catégorie -70 kg n'a pas encore été désignée. Marie-Eve Gahie et Margaux Pinot occupent respectivement la première et la deuxième place mondiale, et la FFJ a préféré attendre avant de faire un choix.

Une équipe au niveau spectaculaire donc, qui pourrait bien faire exploser le compteurs des médailles de la France lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en 2021. Pour rappel, les judokates françaises avaient ramené trois médailles de Rio 2016, avec Émilie Andéol en or chez les +78 kg, Clarisse Agbégnénou (-63 kg) et Audrey Tcheuméo (-78 kg) en argent.

La sélection de l'équipe de France masculine sera quant à elle déterminée à l'issue des Championnats d'Europe à Lisbonne du 16 au 18 avril.

Avant cette échéance, Tokyo 2020 vous propose de découvrir qui sont les judokates françaises qui s'envoleront pour le Japon à l'été 2021.

Shirine Boukli

Catégorie : -48 kg

Classement mondial : 9e

Vice-championne du monde junior en 2019, championne d’Europe sénior en 2020 et médaillée d’or du grand Chelem de Tel Aviv en février 2021, à seulement 22 ans Shirine Boukli a gagné sa place en équipe de France. La jeune judokate participera donc à ses premiers Jeux Olympiques cet été à Tokyo, le berceau du judo. Elle a prouvé lors des récentes compétitions qu’elle savait répondre présente même face aux meilleures mondiales. Elle avait notamment battu la Kosovare Distria Kasniqi, numéro 1 mondiale, en quart de finale des Championnats d’Europe 2020 et également remporté son combat contre la numéro deux mondiale ukrainienne Daria Bilodid en finale du Grand Chelem de Tel Aviv en 2021.

Amandine Buchard

Catégorie : -52 kg

Classement mondial : 1ère

Ce seront également les premiers Jeux Olympiques d‘Amandine Buchard. La vice-championne d’Europe de 2014 qui avait changé de catégorie en 2016, passant des -48 kg aux -52 kg n’avait pas réussi à se qualifier la même année pour Rio. Depuis, l’actuelle numéro un mondiale de sa catégorie a remporté le bronze aux Championnats du monde de Bakou en 2018 et aux Jeux Européens de Minsk en 2019. Récemment, elle a remporté le Masters de Doha qui rassemblait les 36 meilleurs judoka de chaque catégorie.

« Il aura fallu passer par toutes les étapes, par la patience et la persévérance pour enfin vous annoncer officiellement ma sélection aux Jeux Olympiques de Tokyo cet été. Mais il y a encore du travail pour défendre mes chances et décrocher ce fameux Graal », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.

Sarah-Léonie Cysique

Catégorie : -57 kg

Classement mondial : 6e

« Je vais continuer de donner le meilleur de moi-même afin d’aller chercher cette médaille d’or qui me fait tant rêver », annonçait Sarah-Léonie Cysique sur les réseaux sociaux après sa sélection en équipe de France pour ses premiers Jeux Olympiques. Car l’or, Cysique l’a beaucoup approché ces dernières années, elle qui est vice-championne du monde par équipes en 2019, médaillée de bronze aux Championnats d’Europe en 2020, triple médaillée d’argent en Grand Chelem et médaillée d'argent au Masters. Elle a même remporté son combat face à la Canadienne Jessica Klimkait, l’actuelle numéro deux mondiale, en demi-finales des Masters de Doha en janvier 2021.

Clarisse Agbégnénou

Catégorie : -63 kg

Classement mondial : 1ère

Même si la vice-championne olympique de Rio vient de poster une photo de sa chasse aux œufs de Pâques sur Instagram, ce n’est clairement pas une médaille en chocolat que Clarisse Agbégnénou ira chercher sur les tatamis de Tokyo cet été. La quintuple championne d’Europe et quadruple championne du monde a un palmarès exceptionnel, et elle aura à cœur d’aller chercher sa première médaille d’or olympique. En plus de cela, la numéro un mondiale a visiblement décidé de continuer sa collection de médailles et se présentera lors des Championnats du monde pour défendre son titre, du 6 au 13 juin à Budapest (Hongrie). Une année qui pourrait donc être prolifique pour Agbégnénou.

Madeleine Malonga

Catégorie : - 78 kg

Classement mondial : 1ère

L’or est une couleur que Madeleine Malonga connaît bien pour l’avoir remporté aux Championnats du monde en 2019, aux Championnats d’Europe en 2020 et plus récemment aux Masters de Doha, qu’elle avait d’ailleurs remporté en battant la championne du monde de 2018 japonaise HAMADA Shori. La seule médaille qui lui manque est donc la médaille d’or olympique, qu’elle tentera de ramener à la maison lors de sa première participation aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Romane Dicko

Catégorie : +78 kg

Classement mondial : 6e

Du haut de ses 21 ans, Romane Dicko est la plus jeune de cette équipe de France. Elle s’apprête elle aussi à participer à ses premiers Jeux Olympiques. Elle a remporté sa première médaille d’or internationale sénior en 2018 lors des Championnats d’Europe à Tel Aviv. Puis suite à deux grosses blessures à l’épaule et au genou, elle a été contrainte à un an et demi d’arrêt. Mais elle est revenue en force en 2020.

Elle a remporté trois nouvelles médailles d’or, aux Championnats d’Europe, au Grand prix de Tel Aviv et au Grand Slam de Paris. Elle a également très bien débuté sa saison 2021 en remportant le Masters de Doha.

« Je rêve des Jeux depuis que je suis rentrée à l'Insep. C'est une fois à l'Insep qu'on se dit ok, c'est là où les champions se créent. Si tu es là, c'est que potentiellement, tu peux y arriver. Ensuite, en construisant mon parcours, je me suis dit que c'était de plus en plus accessible », déclarait-elle au Midi Libre, prophétique, il y a peu.

  • Baku, AZERBAIJAN - 28 juin 2015 :  Madeleine Malonga pendant les Jeux Européen de 2015.
    Athlètes

    Sur les réseaux : robot, vitesse et trampoline

  • Doha, QATAR - janvier 2021 : La Française Romane Dicko a remporté le titre au Masters de judo 2021 dans la catégorie des +78 kg.
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    5 choses à savoir sur Romane Dicko

  • ABE Uta (en bleu) contre la judokate du Comité olympique russe Natalia Kuziutina (en blanc) lors de la finale -52 kg des Championnats du monde 2019.
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