5 infos à savoir sur Béryl Gastaldello

Kazan, RUSSIE - 7 août 2015 : La Française Béryl Gastaldello après les séries du 50 m papillon des Championnats du monde de natation 2015.
Kazan, RUSSIE - 7 août 2015 : La Française Béryl Gastaldello après les séries du 50 m papillon des Championnats du monde de natation 2015.

La nageuse française de 25 ans a traversé des moments difficiles mais se sent désormais prête à utiliser tout son potentiel pour les Jeux de Tokyo 2020.

Après une saison 2019 soldée par une médaille d’or aux Championnats d’Europe de natation en petit bassin (4 x 50 m nage libre) trois médailles d’argent (50 m dos, 50 m papillon et 100 m nage libre) et une de bronze (4 x 50 m nage libre mixte) et de belles performances en International Swimming League (ISL), Béryl Gastaldello se prépare pour la qualification aux Jeux de Tokyo 2020, où elle espère réaliser de belles performances.

La pensionnaire du Cercle de nageurs de Marseille, qui vit et s’entraîne aux États-Unis depuis 2014, s’est confiée à Natation Magazine pour faire le point sur son passé et ses ambitions futures.

À 25 ans, elle est désormais consciente de ses capacités et se connaît suffisamment pour ne pas reproduire les erreurs passées.

Voici 5 infos à savoir sur Béryl Gastaldello.

1 - Elle est issue d’une famille olympique

Fille d’olympienne, et petite fille d’olympienne ! En disputant les Jeux Olympiques de Rio 2016, Béryl Gastaldello entretenait une tradition familiale de natation olympique. Sa grand-mère, Amélie Mirkowitch, a participé aux Jeux de Rome 1960 sur 200 m brasse tandis que sa mère, Véronique Jardin, a participé aux JO de Los Angeles 1984 et Barcelone 1992 avec le relais 4 x 100 m nage libre. Mais à Tokyo 2020, Béryl Gastadello envisage de devenir la première à rapporter une médaille olympique dans la famille !

2 - Elle est polyvalente à souhait

Dos, papillon, crawl… Béryl Gastaldello a l’embarras du choix. Elle a récemment remporté des médailles internationales dans ces trois styles de nage, et ne sait pas encore quel va être son choix pour Tokyo 2020.

« Pour l’instant, je n’ai pas encore abordé le sujet avec mon entraîneur (Jason Calanog). Je veux entretenir cette polyvalence, la préserver le plus longtemps possible, même si pour performer au plus haut niveau, je serais sans doute amenée à faire des choix. Pour l’instant, je ne veux me fermer aucune porte. Je vais voir de quelle manière cette deuxième saison olympique va se dérouler. Il y aura des enseignements à tirer de mes prochaines compétitions en petit comme en grand bassin. Ce sera alors le moment de faire des choix. »

3 - Elle veut briller à Tokyo

Si les Jeux de Rio 2016 ont été compliqués pour Gastaldello, avec une élimination en séries du 100 m nage libre et papillon, une 7e place en 4 x 100 m nage libre et une disqualification en série du 4 x 100 m quatre nages, elle sait que Tokyo 2020 sera différent.

« Je veux arriver aux Jeux de Tokyo en étant plus forte que je ne l’ai jamais été. C’est un sacré challenge, mais je pense qu’après toutes les épreuves que j’ai traversées, je peux le relever. »

4 - La dépression l’a rendue plus forte

Béryl Gastaldello a vécu des moments difficiles, notamment en 2018 avec une dépression qu’elle a choisi de ne pas cacher. Aujourd’hui, elle n’évite pas le sujet et affirme que ce passage de vie lui permet de ne plus avoir peur de l’adversité.

« Tout simplement parce que c’est la vie. Toutes ces épreuves me permettent de grandir et de m’endurcir. Je me suis relevée de toutes ces difficultés et je me relèverai toujours. Paradoxalement, cette dépression m’a rendue plus forte. J’ai commencé à m’en rendre compte à l’ISL. Après tout ce que j’ai vécu, je n’ai plus peur de grand-chose. Si les gens me perçoivent comme une personne faible émotionnellement, ce n’est pas mon problème, mais ils doivent savoir que ce n’est pas le cas. Je suis certes fragile, mais j’essaie de transformer cette faille en force. »

5 - Elle a encore une grande marge de progression

Ils sont pourtant essentiels mais Béryl Gastaldello n’a jamais encore travaillé ses départs de course et ses touches. Des éléments sur lesquels elle va désormais se concentrer pour faire la différence dès le début de course et en toute fin.

« Je ne travaille quasiment jamais mes départs et mes touches sont catastrophiques. Je sais qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Si je m’attèle à tous ces petits détails, je n’en serais que meilleure. »