5 choses à savoir sur Marie Oteiza

Budapest, HONGRIE - mars 2021 : la pentathlète française Marie Oteiza lors de la Coupe du monde de Budapest (23-28 mars), où elle a terminé quatrième.
Budapest, HONGRIE - mars 2021 : la pentathlète française Marie Oteiza lors de la Coupe du monde de Budapest (23-28 mars), où elle a terminé quatrième.

Qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en 2021 et quatrième de la Coupe du monde de Budapest (23-28 mars), la pentathlète Marie Oteiza continue de s'entraîner afin d'être au meilleur de sa forme pour ses premiers JO.

Les Jeux Olympiques, Marie Oteiza en rêvait depuis longtemps.

La pentathlète française a décroché sa qualification pour les Jeux de Tokyo 2020 qui auront lieu à l’été 2021 en terminant 10e des Championnats d’Europe à Bath (Angleterre), en août 2019.

Depuis la double championne d'Europe 2018 s’entraîne plus que jamais pour ne pas passer à côté de ses premiers Jeux Olympiques et de la médaille dont elle rêve tant.

Mais connaissez-vous bien Marie Oteiza ? Voici cinq choses que vous devez savoir sur l'actuelle numéro 2 au classement olympique.

1. Un moyen de faire de l’équitation

Enfant, Marie Oteiza était passionnée d’équitation. Lorsqu’elle a demandé à ses parents si elle pouvait s’inscrire dans un club équestre, leur réponse fut un « non », dicté par les coûts non négligeables liés à ce sport.

Elle a alors suivi sa grande sœur sur le chemin du pentathlon moderne.

« Je désirais faire de l'équitation depuis toute petite, mais mes parents ne voulaient pas car ils trouvaient ça trop cher. Le pentathlon, c'était un bon moyen de contourner leur interdiction. »

2. Double championne d’Europe

En 2018, Marie Oteiza a vécu une année de rêve. En pentathlon moderne, les Championnats d’Europe sont l’une des compétitions internationales qui présentent le plus haut niveau de performance. Tirer son épingle du jeu n’est pas donné à tout le monde.

La Française a pourtant réussi ce pari en montant deux fois sur la plus haute marche du podium européen. Tout d’abord en relais mixte avec Valentin Prades. Mais surtout en individuel où elle a notamment brillé en escrime en terminant première de l’épreuve, qui est d’ailleurs sa discipline fétiche.

« J’étais trop fière et trop heureuse, d’autant que je m’étais fait opérée du genou l’année d’avant donc je revenais d’une saison compliquée. C’est une satisfaction monstrueuse d'atteindre un niveau que je n’avais même pas avant », expliquait-elle dans le podcast Women Sport Stories.

3. Huit mois d’arrêt en 2017

Aller chercher ces deux médailles d’or aux Championnats d’Europe était presque inespéré pour Marie Oteiza. Physiquement, elle revenait de loin.

En 2017, elle ressent des douleurs persistantes au genou et ne peut plus courir en raison d'une blessure d'usure. Elle enchaîne les visites chez le médecin et les infiltrations mais rien n'y fait. Cela n'a pas les effets escomptés et les Jeux de Tokyo 2020 ne sont plus si loins. Elle accepte alors de se faire opérer, au risque d'être absente du circuit pendant une saison.

« Le plus dur, c'était de ne plus s’entraîner et de ne plus partager des moments avec le groupe. En plus, j’étais toujours à l’INSEP donc je les voyais s’entraîner à côté de moi, partir en compétitions… C’était frustrant. »

Le pari est gagnant, puisqu'un an après, elle est double championne d'Europe et détient aujourd'hui son billet pour Tokyo 2020.

4. Cinq à six entrainements par jour

Pour arriver à ce niveau de performance, Marie Oteiza ne ménage pas ses efforts. Car en pentathlon moderne, à l’inverse de la majorité des disciplines olympiques, il faut être bon partout et les épreuves sont très différentes. Pour cela, Oteiza s’entraîne cinq à six fois par jour, du lundi au samedi, « avec un footing le dimanche pour "récupérer" de la semaine », explique-t-elle en riant.

Course à pied tous les jours, natation trois fois par semaine, équitation deux fois par semaine. Sans oublier du renforcement musculaire tous les deux jours.

Pas de doute, pour être « l’athlète complet » décrit par le baron Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques et du pentathlon moderne, dans ses Mémoires Olympiques, chômer n'est pas une option.

5. Premiers Jeux Olympiques à Tokyo 2020

L’or olympique est le seul but de Marie Oteiza. Cela fait des années qu’elle se lève, s’entraîne et ne vit qu’autour de cet objectif. En 2015, elle n’était pas passée loin de de la qualification pour Rio 2016. Arrivée septième des Championnats du monde 2015, elle commençait à entrevoir son rêve olympique. Mais la pression s’est abattue sur la jeune pentathlète.

« On m'a vue qualifiée, je me suis vue qualifiée… », se rappelle-t-elle.

Manquer la qualification pour Rio a été une déception immense pour Oteiza, qui a dû assister à la médaille d'argent de sa compatriote Élodie Clouvel aux Jeux de Rio 2016 depuis son domicile. Mais au lieu d’être démoralisée, elle a redoublé d’efforts pour ne pas manquer le rendez-vous de Tokyo.

« J’étais jalouse ! Je ne suis pas passée loin de la qualification des derniers Jeux mais je l’ai manquée, ce n’était donc pas une option pour moi cette fois-ci. Je me suis entraînée dur pendant quatre pour avoir cette qualification, et j’en veux plus », a-t-elle déclaré à Uipm World.

Et pour Oteiza, plus signifie une médaille d'or à Tokyo 2020 : « C’est l’objectif dans ma tête. Je ne pense qu’à ça, je dors avec ça, je me reveille avec ça, je m’entraine avec ça », a-t-elle déclaré lors d'une interview avec le groupe BPCE.